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lundi, décembre 01, 2008

n°15 - Journal des Guerres de l'Otan du 11-11 au 30-11 - 1- :-Un piège pour la Russie

 

From: Cathy
Sent: Monday, December 01, 2008 11:04 AM
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Subject: n°15 - Journal des Guerres de l'Otan du 11-11 au 30-11 - 1- :-Un piège pour la Russie


                                                 Aujourd'hui, face aux ambitions hégémonique de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

                                      Les médias occidentaux dans leur large majorité accepte les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .  

                                                                      Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre! 

                                                                                      Sa diffusion est un acte de résistance.



Journal des Guerres de l'Otan 

 n°15                                11-11 au 30-11

                                                       M.Lemaire      

   



 Le " Journal des Guerres de l'Otan " est  visible :

NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire.

1 Au jour le jour

2 Positions

a) Ossétie 

b) des voisins.

3 Politique 
a) Russe
b) L'Otan & alliés

6 Brèves

6 1 Couloirs énergétiques  Ankara rejoint des pays d'Europe de l'Est.

7 Dossiers

7 1 Interview du president russe Dmitri Medvedev au quotidien français 'Le Figaro'.

7 2 L'OTAN finance Indirectement La Camorra

7 3 Point de vue de kamizole.blog : Guerre Géorgie - Russie : les vrais ressorts du conflit.

 



Au jour le jour

15 11

Les forces sud-ossètes ont commencé samedi à se retirer du village géorgien de Perevi, à la frontière entre la Géorgie et la province sécessionniste qui a été reconnue par Moscou.

"Ce matin, ils ont commencé à détruire leur point de contrôle. Maintenant, ils ont pratiquement rassemblé tout leur matériel et repassent de l'autre côté de la frontière, ils quittent le village", a précisé à Reuters un responsable de la police géorgienne.

Dimanche dernier, le gouvernement géorgien avait annoncé que deux chars sud-ossètes et une cinquantaine d'hommes avaient pénétré dans ce village de la zone tampon établie entre l'Ossétie du Sud et la Géorgie.

Edouard Kokoïti, président de l'Ossétie du Sud, avait pour sa part affirmé que ses forces étaient entrées seulement dans la partie du village située à l'intérieur des frontières de sa région, qui a proclamé son indépendance en août à la suite d'un bref conflit russo-géorgien.

Les troupes russes se sont retirées de la zone tampon entourant l'Ossétie du Sud durant la première quinzaine d'octobre. Elles avaient cependant conservé jusqu'au 8 novembre un poste de contrôle à Perevi, localité qui compte un millier d'habitants.

Plus de 200 observateurs européens non armés s'assurent du respect du cessez-le-feu dans la région, où les accusations de violations de frontières et d'enlèvements vont bon train de part et d'autre.

Reuters

16 11

Des observateurs européens du cessez-le-feu en Géorgie se sont fait tirer dessus près de la "frontière" avec la région séparatiste d'Abkhazie, alors qu'ils enquêtaient sur la mort par balles d'un policier géorgien, a annoncé dimanche la mission d'observation de l'Union européenne dans un communiqué.

L'incident, qui n'a pas fait de blessés, est qualifié d'"inacceptable" par la mission d'observation, qui réclame une enquête de la part des responsables abkhazes.

Les 225 observateurs de l'UE sont chargés de superviser le fragile cessez-le-feu qui a mis fin à la guerre russo-géorgienne du mois d'août, déclenchée après que Tbilissi a tenté de reprendre le contrôle de l'Ossétie du Sud. Moscou a depuis reconnu l'indépendance des deux régions séparatistes d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud.

A

17 11

"Aujourd'hui vers 15h00 (11h00 GMT), l'espace aérien de la Géorgie a été violé par un drone russe de reconnaissance qui s'est écrasé sur le territoire du village de Plavi, dans la région de Shida Kartli", dit un communiqué du ministère géorgien.

"Deux officiers de police du ministère géorgien de l'Intérieur ont été tués dans l'explosion de l'engin aérien peu de temps après l'arrivée d'une unité de la police", précise le texte.

Le communiqué ajoute que huit autres policiers et un enfant de 10 ans ont été blessés dans l'explosion.

Un porte-parole du ministère russe de la Défense, cité par l'agence Itar-Tas, a démenti l'information.

"Il s'agit d'une nouvelle provocation médiatique des dirigeants géorgiens", a répondu un porte-parole du ministère russe de la Défense.

Le village de Plavi se trouve à proximité de la frontière avec la région séparatiste d'Ossétie du Sud dont l'indépendance a été reconnue par Moscou.

Reuters

20 11

Les forces russes et séparatistes ont attaqué jeudi à l'aube un poste de police géorgien non loin de la province séparatiste d'Abkhazie, a annoncé le porte-parole du ministère géorgien de l'Intérieur Chota Outiachvili

Selon lui, des combattants séparatistes abkhazes épaulés par deux blindés russes de transport de troupes, ont tiré au lance-roquette et à l'arme automatique sur ce poste de police près du village de Ganmukhuri. Le local a été endommagé mais personne n'a été blessé, selon lui. 

AP

25 11

Le gouverneur d'un district et un villageois ont été tués lors d'une fusillade qui serait survenue lors d'une patrouille de police en compagnie d'observateurs européens.

Un peu avant les échanges de tirs, une explosion s'était produite non loin, blessant plusieurs autres personnes.

Comité Valmy

Euronews

25 octobre,

30 11

Le gouvernement géorgien et les autorités séparatistes d'Ossétie du Sud s'accusent mutuellement dimanche d'avoir ouvert le feu le long de la ligne de séparation entre les deux entités.

Le gouvernement d'Ossétie du Sud a affirmé dimanche qu'un village avait été la cible de tirs sporadiques d'armes automatiques provenant du territoire contrôlé par la Géorgie, pendant plusieurs heures samedi.

Les forces armées d'Ossétie du Sud n'ont pas répliqué, selon la même source.

La porte-parole du ministre géorgien de l'Intérieur, Shota Utiashvili, a reconnu que les soldats géorgiens avaient tiré mais elle a affirmé qu'ils répondaient à des coups de feu provenant du territoire contrôlé par l'Ossétie du Sud.

AP

 



2) Politique
a) Georgie

Saakachvili défend sa décision sur la guerre en Ossétie

28 11

Le président géorgien, Mikheïl Saakachvili, a rejeté vendredi les critiques sur l'offensive militaire déclenchée en août dans le territoire séparatiste géorgien pro-russe de l'Ossétie du Sud.

"Oui, nous avons décidé d'entreprendre des actions militaires à Tskhinvali. Nous avons pris cette décision. C'était une décision difficile que n'importe quel gouvernement responsable aurait prise pour assurer la sécurité de ses citoyens", a-t-il dit en allusion à la capitale de l'Ossétie du Sud, lors d'une audition devant une commission d'enquête parlementaire.

L'immense majorité des habitants d'Ossétie du Sud a des passeports russes.

(AFP)

29 11

J'ai décidé de reprendre mes activités politiques afin de m'opposer aux tendances qui s'accentuent aujourd'hui en Géorgie", a déclaré Nino Bourdjanadze dans une interview accordée au magazine russe Ogoniok.
L'ancienne présidente du parlement géorgien a accordé cette interview à l'issue du congrès constitutif du parti qui porte son nom.
Mme Bourdjanadze ne cache pas son intention de se présenter aux prochaines législatives, car "la situation en Géorgie est telle qu'il faut commencer par élire un parlement". Elle est persuadée que "l'équipe qui a perdu la guerre doit au moins demander au peuple s'il la soutient.
Et pourtant, Tbilissi ne renoncera jamais à l'Abkhazie ni à l'Ossétie du Sud, souligne Mme Bourdjanadze. En reconnaissant l'indépendance de ces deux républiques autoproclamées, "Moscou s'est fourvoyé dans une impasse et y a également acculé la communauté internationale". La Russie a
commis une erreur fatale: elle a "ouvert la boîte de Pandore".
"Nous n'accepterons jamais la perte de nos territoires. Quelle que soit mon opinion sur les démarches du président Saakachvili en août 2008, celles-ci ne justifiaient nullement les activités de Moscou. La Russie a violé toutes les ententes qui nous liaient", affirme l'ancienne parlementaire.
29 novembre 2008.

RIA Novosti Agence russe


b) Russie 
L'octroi du statut de candidat officiel à l'adhésion à l'Otan pour la Géorgie et l'Ukraine, a déclaré le président russe Dmitri Medvedev.

"Je suis satisfait que la raison ait prévalu", a déclaré M. Medvedev, cité par l'agence Ria-Novosti depuis la Havane, tout en déplorant que cela s'est passé "malheureusement à la fin de l'activité de l'actuelle administration américaine".

"Le plus important est qu'on ne fait plus avancer cette idée avec acharnement et absurdité, comme c'était le cas il y a quelques années", a souligné le président russe, effectuant une visite à Cuba, dernière étape de sa tournée latino-américaine.

La secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, a annoncé mercredi qu'elle n'insisterait pas sur l'octroi à la Géorgie et l'Ukraine du statut de candidat officiel à l'adhésion à l'Otan, principal point à l'ordre du jour d'une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'Alliance les 2 et 3 décembre à Bruxelles.

En revanche, Mme Rice a préconisé de transformer "la commission Otan-Géorgie et la commission Otan-Ukraine" en "structures au sein desquelles nous pouvons intensifier notre dialogue et nos activités" avec les deux pays.

Lors du sommet de l'Otan en mars à Bucarest, les 26 pays membres de l'Otan n'avaient pu s'entendre pour accorder le Plan d'action en vue de l'adhésion à l'Alliance atlantique (MAP) à Kiev et Tbilissi.

Les Etats-Unis et la plupart des pays d'Europe centrale le souhaitaient, mais pas l'Allemagne et la France, soucieux de ménager la Russie hostile à cette perspective.

Les dirigeants alliés avaient cependant reconnu que la Géorgie et l'Ukraine avaient vocation à entrer un jour dans l'Otan et convenu que la question du MAP ferait l'objet d'une "première réévaluation" en décembre.

Sarko, le croisé néocon-sioniste, exige des US une position super agressive vis à vis de l'Iran. L'éventualité d'un dialogue US Iran sous la Présidence d'Obama l'irrite au point qu'il a fait savoir à ce dernier que cela serait "très problématique". Il prévoit de faire pression dans ce sens .

AFP

29/10/2008


c) Abkhazie

L'Abkhazie renforce sa frontière avec la Géorgie (représentant présidentiel)
L'Abkhazie a l'intention de fortifier sa frontière avec la Géorgie qui poursuit ses activités subversives, comme en témoigne la récente tentative de pénétration d'un groupe terroriste dans le district de Gali, en Abkhazie, a confié à RIA Novosti Rouslan Kichmaria, représentant du président abkhaze dans le
district.
"Les services spéciaux géorgiens mettent la partie abkhaze à l'épreuve et cherchent à établir ce qu'elle fait pour renforcer sa frontière nationale", a-t-il déclaré.

15 novembre 2008.

15 11

Les forces sud-ossètes se sont retirées samedi du village géorgien de Perevi, à la frontière entre la Géorgie et la province sécessionniste d'Ossétie du Sud, dont l'indépendance a été reconnue par Moscou.

"Tous les Ossètes qui s'y trouvaient sont partis, mais il reste des Russes. Il y a 20 à 25 Russes au poste de contrôle en ce moment et ils ont dressé deux tentes là-bas", a déclaré à Reuters un responsable de la police géorgienne.

Dimanche dernier, le gouvernement géorgien avait annoncé que deux chars sud-ossètes et une cinquantaine d'hommes avaient pénétré dans ce village de la zone tampon établie entre l'Ossétie du Sud et la Géorgie.

Edouard Kokoïti, président de l'Ossétie du Sud, avait pour sa part affirmé que ses forces étaient entrées seulement dans la partie du village située à l'intérieur des frontières de sa région, qui a proclamé son indépendance en août à la suite d'un bref conflit russo-géorgien.

Les troupes russes se sont retirées dans leur grande majorité de la zone tampon entourant l'Ossétie du Sud durant la première quinzaine d'octobre.

Plus de 200 observateurs européens non armés veillent au respect du cessez-le-feu dans la région, où les accusations de violations de frontières et d'enlèvements vont bon train de part et d'autre.

Les observateurs ont fait part samedi de leur préoccupation face à la situation à Perevi, localité d'un millier d'habitants, et appelé toutes les parties "à empêcher les provocations".

Reuters


USA

Rice fait une concession aux Européens sur la Géorgie et l'Ukraine

26 11

Rice, a fait une concession aux Européens en annonçant mercredi qu'elle n'insisterait pas sur l'octroi à la Géorgie et l'Ukraine du statut de candidat officiel à l'adhésion à l'Otan la semaine prochaine à Bruxelles.

"Nous pensons que la Commission Otan-Géorgie et la commission Otan-Ukraine peuvent devenir les structures au sein desquelles nous pouvons intensifier notre dialogue et nos activités avec la Géorgie et l'Ukraine", a déclaré la chef de la diplomatie américaine au cours d'une conférence de presse.

"Par conséquent, il n'est pas nécessaire, en ce moment, de discuter du MAP", le Plan d'action en vue de l'adhésion à l'Alliance atlantique, a-t-elle ajouté.

Mme Rice a assuré qu'il ne s'agissait pas d'un changement de la politique américaine. "La question est simplement de savoir comment nous mettons en oeuvre la déclaration de Bucarest. Ce n'est pas un changement de politique", a-t-elle affirmé.

Cette déclaration apparaît cependant comme une concession aux Européens, les Etats-Unis faisant jusque là pression pour que la Géorgie et l'Ukraine accèdent au MAP, le processus formel donnant de facto le statut de candidat officiel à l'Otan.

La veille, l'adjoint de Mme Rice chargé des Affaires européennes, Daniel Fried, avait laissé entendre que les Etats-Unis étaient prêts à lâcher du lest à Bruxelles, mais il avait été moins clair.

"Je ne peux pas vous dire ce qui va sortir de ce débat entre les ministres des Affaires étrangères", avait déclaré M. Fried au cours d'une conférence de presse. "Mais nous pensons que plutôt qu'un grand débat sur le MAP (...) nous devrions nous concentrer sur ce qui fait déjà l'objet d'un accord, à savoir que ces pays rejoindront l'Otan mais ont beaucoup de travail à accomplir" pour y arriver.

"Je pense qu'il est juste de prédire qu'il n'y aura pas d'offre d'adhésion à l'Otan pour ces pays (la Géorgie et l'Ukraine) pendant quelques années", avait-il ajouté.

L'Otan a refusé au printemps, lors de son sommet à Bucarest, de décerner le statut de candidates à la Géorgie et à l'Ukraine et a remis l'affaire à la réunion des ministres des Affaires étrangères de l'Alliance atlantique prévue mardi et mercredi à Bruxelles.

Mais l'Otan reste divisée. La France et l'Allemagne sont franchement opposées à l'octroi du statut aux deux aspirants en décembre. Pour Paris et Berlin, la guerre du mois d'août entre la Géorgie et la Russie n'a fait que confirmer les risques qu'il y aurait à voir ce pays entrer dans l'Otan.

Au cours d'un voyage à Saint-Pétersbourg le 2 octobre, la chancelière allemande Angela Merkel avait déclaré qu'il était trop tôt pour que l'Otan octroie le MAP à la Géorgie et à l'Ukraine.

"La Géorgie et l'Ukraine ne sont pas prêtes pour une adhésion, c'est très clair", a reconnu Mme Rice.

"Mais il y a d'autres moyens pour préparer des pays à une adhésion", a-t-elle poursuivi, notant que la Pologne et la République Tchèque ne sont jamais passées par cette phase avant d'adhérer à l'Alliance atlantique.

La secrétaire d'Etat américaine a souligné que l'idée d'utiliser les commissions bilatérales et non le MAP avait été proposée par la Grande-Bretagne.

La présidence ukrainienne a admis lundi que Kiev aurait du mal à décrocher le statut du candidat officiel à l'Otan lors de la réunion ministérielle de l'Alliance début décembre, en raison de l'instabilité politique en Ukraine et de l'insuffisance des réformes.

La semaine dernière, le président géorgien Mikheïl Saakachvili a pressé les pays européens membres de l'Otan d'engager le processus d'intégration de la Géorgie à l'Alliance atlantique, soulignant qu'il s'agissait là d'une "décision stratégique pour l'Europe" et que "refuser serait mal perçu et aurait des répercussions sur le terrain".

Sylvie LANTEAUME

AFP


L'Otan & alliés

30 11

L'espoir de la Géorgie et de l'Ukraine de devenir candidats à l'Otan à la prochaine réunion ministérielle de l'Alliance s'est quasiment évanoui suite à la désastreuse guerre  et à l'affaiblissement du soutien américain à ce projet.

La secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice, dont le pays faisait jusqu'ici pression sur les Européens pour qu'ils soutiennent Tbilissi et Kiev, a finalement déclaré mercredi que ce dossier n'était plus d'actualité.

"Il n'est pas nécessaire, en ce moment, de discuter du MAP" (Membership action plan, plan d'action pour l'adhésion), a-t-elle relevé. Accéder au MAP donne de facto à un pays le statut de candidat à l'adhésion à l'Otan.

En avril dernier, les pays de l'Otan avaient déjà refusé d'accorder le MAP à l'Ukraine et à la Géorgie, mais promis d'intégrer à plus long terme ces deux ex-républiques soviétiques pro-occidentales.

La question doit de nouveau être réexaminée à la réunion ministérielle prévue mardi et mercredi à Bruxelles, mais les Alliés restent divisés à ce sujet.

Si Mme Rice assure qu'il ne s'agit pas d'un revirement américain, sa déclaration apparaît toutefois comme une concession à ceux des Européens, en premier lieu les Allemands et les Français, qui sont opposées à l'octroi du statut à ces pays pour ménager Moscou, très hostile à cette idée.

Sans surprise, la Russie s'est déclarée "satisfaite" de la décision américaine, qui semble repousser sine die toute perspective de rapprochement entre l'Alliance et ces deux aspirants.

"Il semble que rien ne se produira plus avant longtemps (...) c'est devenu beaucoup plus compliqué à cause de la guerre", commente l'analyste politique géorgien Tornike Charachenidzé.

Au lendemain de l'invasion russe en Géorgie, Tbilissi et Kiev estimaient que le conflit avait mis en lumière l'agressivité du Kremlin, augmentant ainsi leurs chances de rejoindre l'Otan. Nombre d'Européens pensaient d'ailleurs que l'Ukraine pourrait être la prochaine cible de Moscou.

Mais pour Paris et Berlin, cette guerre n'a fait que confirmer les risques qu'il y aurait à voir Tbilissi entrer dans l'Otan, estiment des experts.

"L'Otan est un système de sécurité et ils se sont rendu compte que cette sécurité peut être affaiblie par toute manoeuvre visant à l'intégration de la Géorgie à l'Otan", a relevé Paata Zakareichvili, analyste du Centre pour le développement et la coopération à Tbilissi.

Autre source de frilosité pour l'Alliance: les doutes sur la santé de la démocratie en Géorgie, apparus après la violente répression d'une manifestation d'opposition à Tbilissi en 2007.

"La Géorgie n'a pas encore atteint les standards démocratiques d'un membre de l'Otan", ce qui suscite la "déception" de l'Occident, souligne l'analyste géorgien Chalva Lazarichvili lié à l'opposition.

Pour sa part, l'Ukraine a découragé les Occidentaux par ses interminables crises politiques et les querelles entre le président Viktor Iouchtchenko et sa rivale, le Premier ministre Ioulia Timochenko.

Les chances de Kiev d'accéder au MAP en décembre ou lors du prochain sommet de l'Otan en 2009 sont "inexistantes", a prédit cette semaine l'ex-ministre de la Défense Anatoly Grytsenko, un ardent pro-occidental.

Même la présidence, optimiste jusqu'ici, a fini par admettre un éventuel échec à Bruxelles.

"La situation politique en Ukraine n'est pas favorable à ce que les membres de l'Alliance approuvent maintenant la décision sur l'octroi à l'Ukraine du MAP", a déclaré lundi un haut responsable de la présidence, Andri Gontcharouk. Illustration parfaite de la fracture au sein du pouvoir, il en a aussitôt rendu le gouvernement Timochenko responsable.

AFP

 

 



e)  Institutions internationales.
1) ONU

Alexandra TROUBNIKOFF : Russes et Géorgiens se parlent pour la première fois à Genève

Russes et Géorgiens se sont retrouvés mercredi à Genève pour la première fois depuis le conflit d'août autour d'une table pour évoquer les problèmes de sécurité et des déplacés, sous l'égide de l'Union européenne, de l'ONU et de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe

Un mois après une première tentative avortée et trois mois à peine après une guerre éclair sanglante, les discussions sur le conflit dans le Caucase ont enfin pu débuter, engageant un processus qui doit se poursuivre au mois de décembre, ont annoncé les participants.

"C'est la première fois depuis les évènements tragiques du mois d'août que tous les participants et donc les parties au conflit se sont rencontrés directement", a relevé le diplomate français Pierre Morel, représentant l'UE.

"Désormais, les discussions internationales sont entrées dans une phase pleinement opérationnelle", s'est encore félicité M. Morel en précisant que la prochaine rencontre est prévue pour les 17 et 18 décembre.

"Nous avons fait un saut qualitatif important, nous avons quitté les débats stériles de procédures et engagé les débats de substance", a renchéri le représentant de l'ONU en Géorgie Johan Verbeke.

Ces progrès, très vite salués par Washington, ont été acquis grâce à la décision des participants de lâcher du lest sur les "questions politiques lourdes" pour parer au plus pressé, la sécurité sur le terrain qui se dégrade de jour en jour.

Le soulagement était général, après le clash du premier rendez-vous manqué de Genève en octobre. La tension était alors tangible entre les parties, les Russes voulant imposer au cours d'une réunion plénière la présence de représentants pro-russes d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud, les deux républiques géorgiennes unilatéralement proclamées indépendantes à l'origine du conflit entre Moscou et Tbilissi.

Cette fois, les organisateurs ont choisi de ménager "les susceptibilités" et d'abaisser le niveau de la rencontre à des groupes de travail informels où les participants étaient représentés à titre individuel, selon une source diplomatique.

Trois heures durant, UE, ONU, OSCE, Russes, Géorgiens et leurs représentants respectifs d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud ont eué des discussions "directes, très pertinentes" et "qui nous ont aidé à clarifier les positions de toutes les parties", a expliqué le chef de la délégation russe, le vice-ministre des Affaires étrangères, Grigori Karassine.

Le thème de la sécurité a toutefois dominé les débats : "tous les participants ont convenu que la situation sur le terrain était terrible", a indiqué l'homologue géorgien de M. Karassine, Giga Bokeria.

"Des cas dramatiques se produisent pratiquement tous les jours", a reconnu M. Morel. A cet égard, trois personnes ont été tuées ces derniers jours et la mission d'observation de l'UE en Géorgie a essuyé des tirs dimanche près de l'Abkhazie.

Diverses propositions ont été faites, et notamment la mise en place d'"un mécanisme de prévention et de règlement des différends" destiné à mieux coordonner des forces en place, a fait savoir le diplomate français, sans plus de détails.

La question du passage des civils entre les deux républiques séparatistes et la Géorgie a été également été évoquée, M. Verbeke estimant que ces passages devront "si possible être gérés internationalement".

Un peu sceptique, le chef de la délégation géorgienne a espéré que ces bonnes pensées se concrétisent rapidement.

"Il est très important que ces progrès se traduisent sur le terrain", a dit M. Bokéria, craignant "une nouvelle vague de 'nettoyage ethnique' dans les territoires occupés" (en Ossétie du Sud et en Abkhazie).

En attendant la prochaine réunion, une mission de l'UE, l'OSCE et l'ONU doit se rendre sur le terrain pour évaluer la situation des personnes réfugiées et déplacées à l'approche de l'hiver.

AFP

19 11

Alexandra TROUBNIKOFF

 

Discussions Russie-Géorgie sur le Caucase: un "saut qualitatif" important, pour l'ONU

Les discussions entre les Russes et les Géorgiens sur le conflit dans le Caucase sont entrées mercredi dans le vif du sujet, marquant un "saut qualitatif important" après un premier échec il y a un mois, a estimé le représentant de l'ONU en Géorgie.

"Nous avons fait un saut qualitatif important, nous avons quitté les débats stériles de procédures et engagé les débats de substance", a expliqué au cours d'un point de presse Johan Verbeke.

Selon lui, les participants russes, géorgiens et des républiques sécessionnistes de Géorgie (Abkhazie et Ossétie du Sud) sont tombés d'accord sur un "point de méthode très politiquement chargé" consistant à délaisser "les questions politiques lourdes" (tel le statut des républiques unilatéralement proclamées indépendantes, ndlr) pour "s'occuper en attendant des questions concrètes de sécurité de la population".

"C'est la première fois depuis les évènements tragiques du mois d'août que tous les participants et donc les parties au conflit se sont rencontrés directement", a pour sa part relevé le diplomate français Pierre Morel, représentant l'Union européenne qui copréside les discussions avec l'ONU et l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE).

"Les participants sont tombés d'accord pour se rencontrer les mercredi 17 et jeudi 18 décembre au Palais des Nations", a-t-il précisé.

Les organisateurs avaient échoué en octobre dans leur tentative de faire se rencontrer Russes et Géorgiens avec leurs représentants respectifs d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud, les deux territoires séparatistes géorgiens.

Cette fois, les organisateurs ont choisi un format informel avec deux groupes de travail dans lesquels les participants étaient présents à titre individuel, a expliqué une source diplomatique.

Les discussions ont ainsi porté sur la sécurité et le sort des personnes déplacées et réfugiés.

La situation en matière de sécurité est "tout à fait insatisfaisante" en Géorgie où des "cas dramatiques se produisent pratiquement tous les jours", a souligné M. Morel, ajoutant qu'elle devait "mobiliser l'attention" des prochaines réunions.

"Un mécanisme de prévention et de règlement des différends" est à l'étude de façon à améliorer la sécurité en coordonnant les actions des différentes forces sur place, a encore dit M. Morel, sans vouloir donner plus de détails.

Autre point discuté : la question du passage pour les civils entre les deux républiques séparatistes et la Géorgie.

"Nous devons faire en sorte que les différents points de passage restent ouverts", a insisté M. Verbeke, considérant qu'ils devront "si possible être gérés internationalement".

Pour les réfugiés et déplacés, l'UE, l'OSCE et l'ONU ont obtenu qu'une mission se rende sur place d'ici aux prochaines discussions pour évaluer la situation.

Tous les participants "ont reconnu la nécessité de faciliter le retour des déplacés dans des conditions de sécurité et de dignité", ce qui s'avère d'autant plus important à l'approche de l'hiver, a encore dit le diplomate français.

AFP

19 11


e) Organisations internationales.
L'union Européenne

Russes et Géorgiens à Genève pour des discussions informelles

Les discussions entre la Russie et la Géorgie sur le conflit dans le Caucase ont commencé mercredi à Genève sous forme de groupes de travail informels chapeautés par l'Union européenne, un mois après une première tentative avortée.

"Les deux groupes de travail ont commencé à travailler, tout le monde est là", a annoncé une porte-parole de l'ONU qui copréside avec l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) les discussions prévues par l'accord de paix entre Moscou et Tbilissi, signé en septembre sous l'égide de l'UE.

Il semble cette fois que les organisateurs soient parvenus à faire se rencontrer les membres des délégations russe et géorgienne, arrivées dans la matinée au Palais des Nations, avec les représentants respectifs des deux républiques géorgiennes sécessionnistes d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud.

Un point essentiel, le premier round de discussions ayant échoué en octobre sur la présence à une réunion plénière d'un haut représentant abkhaze pro-russe.

Moscou et Tbilissi ne se parlent plus directement depuis l'été après la tentative de la Géorgie de récupérer sa république séparatiste d'Ossétie du Sud, qui avait provoqué une intervention de l'armée russe sur son territoire.

Un arrêt des hostilités négocié par l'UE a conduit au retrait des troupes russes début octobre et à la mise en place d'une mission d'observation, ouvrant également la voie à un processus de discussions, préalable à des pourparlers.

Pour éviter un nouveau clash et ménager les différentes "susceptibilités", trois mois à peine après le conflit meurtrier, les organisateurs ont décidé de descendre d'un cran le niveau des discussions de mercredi.

Ils n'ont prévu pour la journée que deux groupes de travail, un sur la sécurité, l'autre sur le sort des déplacés et réfugiés. Les participants y sont présents à titre individuel, sans leur nom ni leur pays d'origine, selon une source diplomatique.

Ce format semblait mieux convenir aux délégations.

"Nous sommes beaucoup plus optimistes que le mois dernier", reconnaissait mardi une source diplomatique européenne.

"Les participants sont prêts à s'asseoir à la même table", a assuré à la presse le vice-ministre abkhaze des Affaires étrangères (pro-russe), Maxim Gvinjia, avant le début des réunions.

"Nous n'allons pas discuter du statut" des deux républiques (dont l'indépendance a été reconnue par Moscou, ndlr) mais "nous espérons avoir des discussions constructives", a-t-il précisé.

La délégation russe et les Géorgiens, dont certains se vouent une haine farouche, selon la même source diplomatique européenne, se sont déjà rencontrés mardi soir pour un dîner, destiné à mettre de l'huile dans les rouages.

"Ils se sont parlés durant la soirée, même sans intermédiaire", a indiqué cette source.

Toutefois, les sujets qui doivent être abordés n'augurent pas de discussions faciles alors que les incidents sont de plus en plus nombreux sur le terrain, témoignant selon l'UE d'un "accroissement des tensions".

Trois personnes ont été tuées ces derniers jours. Quant à la mission d'observation de l'UE en Géorgie, elle a essuyé des tirs dimanche près de l'Abkhazie.

En outre, sur la question des personnes déplacées, l'UE espère obtenir un accès à trois villages géorgiens contrôlés par les séparatistes ossètes et abkhazes, pour y faire le point sur la situation de la population, a encore indiqué la source diplomatique.

Alexandra TROUBNIKOFF

Afp

17 11

Lettre de Giulietto Chiesa à la Commissaire européenne pour les relations extérieures

"Je note d'après des informations de presse que la Commission  Européenne a attribué 300 millions d'euros pour la "reconstruction de la Géorgie ».

Je note qu'une conférence des donateurs, avec participation et  promotion de l'Union Européenne, a recueilli des engagements pour  plus de 4,5 milliards d'euros afin de « reconstruire des parties de la Géorgie qui ont subi des dommages ». (to rebulid parts of Georgia that were damaged in its war with Russia).

Ma question est la suivante : à qui vont aller ces sommes énormes ?"

(suite en pj)



6 Brèves
Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

6 1 Couloirs énergétiques  Ankara rejoint des pays d'Europe de l'Est.

La Turquie s'est jointe pour la première fois à des pays d'Europe de l'Est et du Caucase réunis hier à Bakou pour un sommet visant à promouvoir les couloirs énergétiques de la Caspienne à l'Europe, pour contourner la Russie dont le Vieux Continent cherche à réduire sa dépendance.
Le président turc, Abdullah Gül, a participé à cette rencontre aux côtés des leaders azerbaïdjanais, géorgien, lituanien, polonais et ukrainien, le quatrième sommet énergétique organisé par ce groupe de pays pro-occidentaux.
Devenue un acteur énergétique important au Proche-Orient et dans le Caucase, la Turquie entend jouer un plus grand rôle diplomatique dans cette région, théâtre d'un conflit armé entre la Russie et la Géorgie en août. « La crise qui a éclaté en août en Géorgie a confirmé que des conflits non réglés dans la région constituaient une menace majeure pour la sécurité et la stabilité », a déclaré M. Gül. Pour sa part, le président géorgien, Mikheïl Saakachvili, a condamné l'attaque de la Russie en août contre son pays, qui avait pour but, selon lui, de mettre en doute la viabilité des couloirs énergétiques à travers le Caucase.
La crise gazière russo-ukrainienne de 2006 a mis en lumière la position de dépendance énergétique de l'UE face à la Russie qui contrôle plus ou moins entièrement les réseaux d'approvisionnement et de transit du pétrole et du gaz naturel vers l'UE. Au cours du sommet, les dirigeants de l'Azerbaïdjan, la Géorgie et l'Ukraine se sont longuement réunis pour discuter des projets de renforcement des couloirs énergétiques reliant la Caspienne riche en énergie à l'Europe.
Le président azerbaïdjanais, Ilham Aliev, dont le pays riche en ressources énergétiques est au centre des efforts de ces nations, « se réjouit de développer les partenariats énergétiques dans la région »,
a-t-il dit.
Évoquant des préoccupations selon lesquelles le Caucase et l'Europe de l'Est seront une priorité moins grande pour le nouveau président américain élu, Barack Obama, le secrétaire d'État américain à l'Énergie, Samuel Bodman, a affirmé qu'il s'attendait à ce que la nouvelle administration reste engagée dans ces régions. Soutenues par des pays occidentaux, des sociétés énergétiques ont beaucoup investi dans la construction d'oléoducs et de gazoducs de l'Azerbaïdjan à la Turquie en
passant par la Géorgie, et ensuite vers les marchés occidentaux demandeurs.
Le sommet énergétique intervient au lendemain de l'annonce par l'UE d'une stratégie détaillée de diversification de ses fournisseurs énergétiques, confirmant sa méfiance vis-à-vis de son grand partenaire russe pour le gaz et le pétrole.
Ce plan vise à développer certains projets d'infrastructure clefs, facilitant les importations non russes.

15 novembre 2008.

L'Orient-Le Jour
http://www.lorient-lejour.com.lb/page.aspx?page=article&id=385741


 7  Dossiers
 

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

7 1 Interview du president russe Dmitri Medvedev au quotidien français 'Le Figaro'.

 M. le Président, vous accordez au Figaro votre première interview à la presse étrangère depuis l'élection de Barack Obama à la présidence des États-Unis. Vous avez menacé de déployer des missiles à Kaliningrad. N'était-ce pas placer vos relations avec le nouveau président américain sur un mode conflictuel ?

Dmitri MEDVEDEV. - Je tiens à dire que mon intervention du 5 novembre devant le Parlement n'est pas liée aux élections aux États-Unis ou à des événements internationaux particuliers. Il s'agit d'un message en premier lieu à usage interne. La décision de l'actuelle Administration américaine de déployer un système de défense antimissile sans avoir obtenu le consentement de l'Europe ni de ses partenaires de l'Otan est un vrai problème. Nous avons posé à plusieurs reprises des questions claires à nos partenaires américains : à quoi vous sert ce système ? Qui vise-t-il ? Sera-t-il efficace ? Nous n'avons pas reçu de réponse appropriée. Mieux, nous avons fait des propositions sur un système de sécurité globale, nous avons offert d'utiliser nos systèmes radar ainsi que les systèmes de nos proches alliés comme l'Azerbaïdjan, sans être entendus. Nous ne pouvons pas ne pas réagir au déploiement unilatéral des missiles et des radars.

Mais nous sommes prêts à abandonner cette décision de déployer des missiles à Kaliningrad si la nouvelle Administration américaine, après avoir analysé l'utilité réelle de système pour répondre à des «États voyous», décide d'abandonner son système antimissile. La première réaction des États-Unis montre que la nouvelle Administration réfléchit là-dessus. Nous sommes prêts à négocier sur une «option zéro». Nous sommes prêts à réfléchir à un système de sécurité globale avec les États-Unis, les pays de l'Union européenne et la Fédération de Russie.

Quant à mes relations personnelles avec le président élu Barack Obama, je peux dire que j'ai eu un bon entretien au téléphone avec lui. Nous espérons bien créer des relations franches et honnêtes et résoudre avec la nouvelle Administration américaine les problèmes que nous n'avons pas réussi à régler avec l'Administration actuelle.

Le nouveau président américain bénéficie d'un très grand capital de confiance. Il a été élu dans une période très compliquée et je lui souhaite beaucoup de chance dans l'exercice de ses fonctions.

LE FIGARO. - Aurez-vous l'occasion de rencontrer Barack Obama en marge de la réunion du G20 ce week-end à Washington ?

Dmitri MEDVEDEV. - C'est une question de cuisine interne américaine. Aux Américains de décider de l'opportunité pour le président élu de participer à la réunion. En tout cas, nous nous sommes mis d'accord pour nous rencontrer sans tarder.

Demain, vous serez à Nice pour un sommet Russie-Union européenne. Certains pays membres sont toujours préoccupés par le maintien d'effectifs militaires russes en Ossétie du Sud et en Abkhazie plus importants qu'avant le 7 août. Allez-vous réduire ces effectifs ?

Dmitri MEDVEDEV. - Aucun texte, y compris notre accord avec le président Sarkozy, ne réglemente nos contingents militaires. Lorsqu'il s'agissait de débloquer la situation, nous parlions du retrait de nos forces de maintien de la paix. Mais cette étape est terminée. À présent, les effectifs et la localisation des bases militaires sont définis par les accords de coopération bilatéraux signés par la Russie avec ces deux pays, l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud. Cela dans le but de préserver la vie des habitants et d'éviter une catastrophe humanitaire. Ce qui justifie un certain effectif.

LE FIGARO. - L'indépendance de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud est-elle irréversible ?

Dmitri MEDVEDEV. - Notre décision de reconnaître l'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie est irréversible. Du point de vue du droit international, ces deux entités existent.

LE FIGARO. - Le président Sarkozy a convaincu ses partenaires européens de reprendre les négociations pour établir un partenariat stratégique entre l'UE et la Russie. Qu'en attendez-vous ?

Dmitri MEDVEDEV. - Je voudrais rendre hommage aux efforts du président Sarkozy pour renforcer les relations entre l'UE et la Russie dans tous les domaines. Nous avons besoin des investissements réciproques. L'Europe est le plus grand consommateur de l'énergie russe, nous sommes de grands acheteurs des technologies et produits européens. Rien qu'avec la France, nos échanges s'élèvent à 16 milliards de dollars par an et progressent. Nous avons besoin de fondations solides à nos relations, c'est l'objet de ce nouvel accord. La Russie a été, demeure, et restera une partie intégrante de l'Europe. Notre intérêt est d'avoir des relations aussi étroites que possible.

LE FIGARO. - Vous participez ce week-end au sommet de Washington sur la crise. Arrivez-vous à Washington avec des propositions précises ?

Dmitri MEDVEDEV. - Non seulement je vais arriver avec des propositions mais je les ai déjà envoyées au président Sarkozy, au premier ministre Berlusconi, à la chancelière Merkel, au premier ministre Brown. Ce n'est pas un secret, nous partageons la même vision de la genèse et de la nature de la crise. Nous devons trouver des solutions pour stabiliser durablement le système financier et le réformer. Comment minimiser les dégâts de la crise actuelle ? Comment éviter la répétition d'une telle crise ? Nous devons trouver les réponses à ces deux questions clés.

La nouvelle architecture financière mondiale doit être en premier lieu plus transparente, plus prévisible. Il faut jeter les bases d'un nouveau Bretton Woods qui comprendra de nouvelles institutions internationales de crédit, un nouveau système de comptabilité, un nouveau système d'assurance du risque. Nous avons proposé l'idée d'un système d'alerte préalable des risques, qui doit être repris à leur compte par tous les pays.

LE FIGARO. - La Russie n'est pas à l'abri de la récession économique mondiale. Êtes-vous prêts à un plan massif de relance comparable par exemple à celui qui a été annoncé par la Chine ?

Dmitri MEDVEDEV. - C'est un défi majeur. Tous les dirigeants du pays sont prioritairement chargés de minimiser les conséquences de cette crise globale. Nous avons déjà adopté une série de mesures importantes, notamment dans le secteur bancaire dont nous avons augmenté les liquidités, et dans le secteur productif. Nous continuons de suivre la situation très attentivement, ainsi que les décisions de nos partenaires européens et chinois. Cependant, bien qu'il s'agisse d'une crise mondiale, il n'y a pas de recette universelle, et chaque économie est différente.

LE FIGARO. - Pourriez-vous être amenés à nationaliser les banques, dès lors qu'une partie de l'argent que vous injectez part à l'étranger ?

Dmitri MEDVEDEV. - Il y a effectivement une fuite de capitaux à l'étranger. Pour autant, la nationalisation n'est pas la solution. Il faut sauvegarder les banques clés du système, celles qui assurent la circulation financière dans le pays. Il faut également protéger l'épargne des citoyens qui est garantie par l'État. Si nécessaire, nous pouvons prendre des mesures telles que des prises de participation par l'État, comme cela a été fait avec succès aux États-Unis ou en Grande-Bretagne. Mais même si une partie du capital des banques est transférée à l'État, cela doit être provisoire. Ces actions seront revendues sur le marché. J'ai dit dans mon message au Parlement que nous n'avons pas besoin d'une économie étatisée. Nous avons besoin d'une économie efficace, d'une économie de marché fondée sur la propriété privée.

LE FIGARO. - La forte baisse du prix du pétrole va peser lourdement sur le budget de la Russie. Imaginez-vous que le pétrole puisse remonter rapidement ?

Dmitri MEDVEDEV. - Les baisses considérables des cours comme les hausses spéculatives déstabilisent la situation. Bien sûr, nous ne pouvons nous réjouir quand les prix plongent en deçà d'un seuil jugé raisonnable par tous les pays producteurs de pétrole. Mais notre budget est bien protégé contre cette baisse grâce à notre fonds de réserve qui permet de maintenir les dépenses budgétaires sociales et économiques. À long terme, je suis sûr que la tendance du prix du pétrole sera orientée à la hausse. Dans l'immédiat, personne n'est capable de le dire. La science économique en est réduite à être transformée en art.

LE FIGARO.-Vous avez annoncé l'allongement du mandat présidentiel de quatre à six ans. Certains observateurs en ont conclu que c'était un moyen pour M. Poutine de redevenir président. Avez-vous l'intention d'aller au bout de votre mandat ? Excluez-vous de démissionner ?

Dmitri MEDVEDEV.-Je travaille ! Pourquoi voulez-vous me pousser à une telle décision ? (sourire). Je peux vous dire avec certitude que ces nouveaux mandats seront seulement appliqués au candidat qui se présentera au scrutin présidentiel après l'entrée en vigueur de ces amendements. La durée du mandat des députés ou du président doit servir les intérêts de la nation. Voyez en France, lorsque la Constitution du général de Gaulle a été adoptée, on a reconnu qu'un septennat était nécessaire, et cette durée a permis à l'époque de résoudre de grands problèmes posés à la République française. Ultérieurement, la société française a jugé qu'elle n'avait plus besoin d'une durée aussi longue, et on a raccourci le mandat présidentiel. Qui vivra verra. Qui peut dire ce qui se passera dans trente ou quarante ans ?

LE FIGARO.-Pour bien comprendre, ce mandat de six ans s'appliquera-t-il à vous ou à votre successeur ?

Dmitri MEDVEDEV.-Ces dispositions ne sont pas rétroactives. Ces amendements ne s'appliqueront qu'à mon successeur. Quant à moi, mon mandat est défini par la Constitution en vigueur, c'est-à-dire qu'il est de quatre ans.

LE FIGARO.-La violence semble persister dans le Caucase. Redoutez-vous un regain du terrorisme et une déstabilisation dans cette région ?

Dmitri MEDVEDEV.-Il est prématuré de dire que les problèmes du terrorisme dans le Caucase sont résolus. On ne peut les isoler du terrorisme international. Nous avons été confrontés à ce problème dans les années 1990. Des régions entières de la Russie étaient régies par des bandits. Nous avons réussi à rétablir l'ordre constitutionnel en Tchétchénie et dans d'autres républiques. Les problèmes existent dans d'autres régions du monde. Récemment, il y a eu un attentat terroriste en Ossétie du Nord. L'objectif poursuivi par les auteurs est de provoquer des affrontements. Nous allons déployer tous les efforts nécessaires pour lutter contre ce fléau. C'est dans ce contexte que j'ai pris une série de décision, visant à stabiliser la situation dans cette région, à lui donner plus de dynamisme, et renforcer les cadres dirigeants de ces républiques. Le terrorisme et la criminalité progressent dans une région aussi chaude que le Caucase lorsqu'apparaissent des forces extérieures. La crise du mois d'août montre que lorsque certains dirigeants «sortent de leurs gonds», ce qui leur pousse à commettre une agression, cela déstabilise une région tout entière. Si la Russie n'avait pas mis de l'ordre dans cette région, on ne sait pas ce qui aurait pu s'y passer. Il y aurait pu avoir un bain de sang et des actes terroristes visant à provoquer des scissions au sein des États existants.

Le texte intégral de l'interview de Dmitri Medvedev est disponible en russe sur le site officiel du Kremlin.

l'interview de D. Medvedev pour le Figaro publiée sur le site russe Ria-Novosti

13/ 11/ 2008

http://fr.rian.ru/analysis/20081113/118286043.html


7 2 L'OTAN finance Indirectement La Camorra

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

Des officiers de l'OTAN ont loué une villa, propriété du chef de la Mafia de Naples, Antonio Iovine Des officiers américains de l'OTAN ont loué près de Naples pendant des années une villa qui appartient, indirectement, à Antonio Iovine, un chef de clan de la Camorra, la Mafia Napolitaine. ..

Mr Iovine, 44 ans, surnommé "o'ninno" - le bébé - à cause de sa petite stature, est recherché pour meurtre et pour d'autres crimes, et est sur la liste des 30 plus dangereux crminels d'Italie. il est en fuite depuis 12 ans.
Selon une enquête publiée dans le Corrière della Sera d'hier ( 26/10/08 ndlt), la villa de Mr Iovine pourrait être la partie émergée de l'iceberg. Des sources policières italiennes ont suggéré qu'il y avait un grand nombre de cas identiques dans la région de Naples de personnel de l'OTAN vivant dans des maisons appartenant à la Camorra. Il y a plusieurs installations de l'OTAN dans la région, notamment un centre de télécommunications US à Bagnoli et la base aétrienne de l'US Air Force à Capodichino.
"C'est grotesque n'est ce pas ?" Les caisses de l'OTAN, remplies également par l'Italie, (et par la France ndlt) aident à remplir les coffres de la Camorra" a dit le coordinateur du bureau local anti mafia, Franco Robert.
La villa louée par les officiers américains près de la ville de San Cipriano d'Aversa a été achetée en 1986 par la mère de Mr Iovine, avec ce que les enqueteurs pensent être les revenus de ses activités criminelles. Parce q'uelle est enregistrée à son nom, les procureurs n'ont pas à ce jour réussi à présenter des preuves suffisantes des origines criminelles.
La villa de deux étages est entourée d'un haut mur surmonté de barbelés avec plusieurs caméras vidéo le long de son périmètre. Elle est située à peine à 30 Km des bases US.
Le colonel Carmelo Burgio, à la tête des 1360 carabiniers de la région de Naples, qui est infestée de clans familiaux qui constituent la Camorra, a dit : "l'année dernière, nous avons réussi à bloquer 100 millions de biens appartenant au clan Bianco - Corvino, dont environ 50 villas. Nous avons découvert que 40 de ces villas étaient louées par du personnel de l'OTAN. La plupart y vivent encore, à la différence prés que les loyers, qui s'échelonnent de 1500 à 3000 euros par mois, sont maintenant versés dans un fond d'état."
Le colonel Burgio a dit que les clans de la Camorra étaient maîtres dans l'art de camoufler leurs achats, utilisés pour blanchir des revenus illégaux. Il a dit que la femme de Mr Iovine, qui a été arrêtée en Juillet pour extorsion et pour organiser les contacts entre son mari et d'autres chefs de clans " a des lettres d'amis disant qu'ils lui ont donné comme cadeaux tout ce qui a de la valeur dans la maison, meubles, TVs, vêtements, tout." Il y avait même des centaines de paires de chaussures trés chères, chacune d'elle avec "une note cadeau" d'un ami.
L'officier militaire en service à l'ambassade US à Rome a dit qu'il n'était pas au courant de la situation et a refusé de faire tout commentaire. Le personnel militaire aux quartiers généraux des forces conjointes américaines à Naples et à la base de Capodichino ont également dit qu'ils ne savaient rien sur le sujet et que personne n'était disponible pour commenter.
Paul Bompard Rome-

27/10/08 www.timesonline.co.uk
Traduction Mirelle Delamarre pour www.planetenonviolence.org

http://www.planetenonviolence.org/L-OTAN-Finance-Indirectement-La-Camorra-Mafia-Napolitaine-_a1712.html?preaction=nl&id=8073564&idnl=41030&

29/10/2008

 


7 3 Point de vue de kamizole.blog : Guerre Géorgie - Russie : les vrais ressorts du conflit ? 
 

J'ai été alertée au sujet d'un article de Michel Chossudovsky (qui écrit souvent pour le Monde diploma-tique, ce qui est un gage de sérieux pour les analyses) paru sur le site "Mondialisation" Guerre dans le Caucase : Vers un affrontement militaire plus large entre la Russie et les États-Unis ?
Comme il est passablement long et parfois redondant, je vais tâcher d'en donner l'essentiel.
C'est très intéressant et éclairant mais alors, pas du tout rassurant !…
On aurait pu croire que la machine de guerre US en avait assez pris sur le coin de la g… en Irak et en Afghanistan, on pouvait espérer qu'elle s'abstiendrait en Iran mais, à en croire l'article, tout cela ne préparerait qu'une offensive américaine contre ce troisième pays…
Avec en arrière-plan une union Turquie-Israël (ce pays armant et "conseillant" d'ailleurs la Géorgie) sur arrière-fond de main mise sur le pétrole caucasien.
Si cela se réalise, à mon avis, les Palestiniens ne sont pas prêts de voir l'avènement de leur Etat !
Je ne saurais dire si les Américains ont intérêt à un affrontement direct avec les Russes, comme semble le soutenir Michel Chossudovsky.
Il me semble plus probable que, comme au temps de la "guerre froide" et un peu plus tard, de l'invasion de l'Afghanistan, ils se contenteront de menaces et d'actions par pays et armées interposées, voire en armant des "rebelles"… Ce qui leur a particulièrement réussi avec les Talibans !…
Ceci dit, qu'ils veuillent déstabiliser la "poudrière du Caucase" pour contrer les ambitions russes et faire main basse sur les ressources pétrolières (l'anglaise British Petroleum - B.P. - s'y emploie !) dans une région limi-trophe du Proche et Moyen-Orient semble évident.
Toujours est-il que la Géorgie est le "fer de lance" des Etats-Unis et de l'Otan dans la région, contre les intérêts russes : «La Géorgie est un avant-poste des États-Unis et des forces de l'OTAN, aux frontières immédiates de la Fédération Russe et à proximité du théâtre de guerre du Moyen-Orient, en Asie Centrale. L'Ossétie du Sud est aussi au carrefour stratégique de l'itinéraire des pipelines pétrolier et gazier.»
De même qu'un bon dessin vaut souvent mieux qu'un long discours (mais étant piètre dessinatrice j'inflige souvent de trop longs développements !) il me semble que des cartes géographiques facilitent nettement la compréhension des implications géo-politiques… Je ne saurais dire pourquoi mais j'ai toujours été fascinée par les cartes de géographie, qu'elles traitent de la géographie physique, économique (notamment les ressources naturelles, pétrole et mines, lesquelles en apprennent souvent beaucoup sur les appétits des voisins et/ou des grandes puissances : voir comment actuellement la Chine essaie de "dépecer" la RDC !) et politique (villes, subdivisions administratives, régions "autonomes", etc…).
En m'absorbant dans ces cartes je me suis souvent étonnée de la proximité géographique de certains pays à "haut risque"… notamment en ce qui concerne le Proche et Moyen-Orient.
Vous trouverez donc en fin d'article 4 cartes qui me paraissent essentielles pour comprendre les implications proches et lointaines de ce conflit. Elles sont dues au même site que l'article de Michel Chossudovsky : "Mondialisation".

  Sur le plan militaire

La thèse qu'il défend est celle-ci : la Géorgie n'est pas encore totalement partie prenante de l'OTAN (ce que redoutent les Russes) mais déjà passablement "intégrée" par le biais d'une part de son adhésion à une alliance militaire de l'OTAN (GUAM) en avril 1999 et d'autre part un accord de coopération bilatérale avec les USA, accords militaires visant à protéger les intérêts pétroliers anglo-américains (Mer Caspienne) et les itinéraires des pipelines.
La Géorgie a bénéficié d'une aide militaire considérable depuis 1999 (matériel, entraînement des troupes, etc…). Les Etats-Unis et l'OTAN, plus des conseillers israéliens («actifs dans la fabrication militaire et le conseil en sécurité en Géorgie») seraient militairement présents en Géorgie.
D'où la thèse centrale : non seulement la Géorgie n'a pu agir militairement sans l'assentiment de Washington mais divers "scénarios" ont été étudiés par les conseillers américains et le Pentagone. Une action militaire contre l'Abkhazie (trop fortifiée pour être prenable par l'armée géorgienne) qui aurait été envisagée dans un premier temps par la Géorgie n'a pas été retenue… C'est donc l'Ossétie du Sud qui a été choisie pour l'offensive.
En préalable, depuis le 12 juillet, des manoeuvres militaires communes des forces de l'OTAN et des troupes géorgiennes (dénommées «réponse immédiate») qui se sont déroulées en Géorgie -1200 Américains et 800 Géorgiens - se sont terminées une semaine avant l'attaque de l'armée géorgienne.
Que ces manoeuvres aient été vues du plus mauvais oeil par les Russes est pur euphémisme. Ils y ont répondu en organisant leurs propres manoeuvres dans le Nord Caucase.
Enfin, pour Michel Chossudovsky, le "timing" de l'offensive militaire tous azimuts contre la capitale de l'Ossétie du Sud, Tskhinvali, intervenue dans la nuit du 7 août ne doit rien au hasard : la coîncidence avec l'ouverture des J.O. à Pékin était destinée à affaiblir la portée médiatique de l'opération militaire géorgienne…

  Sur le plan pétrolier

«Israël fait maintenant partie de l'axe militaire anglo-américain, qui sert les intérêts des géants pétroliers occidentaux au Moyen-Orient et en Asie Centrale» écrit Michel Chossudovsky.
Israël (qui importe plus de 20 % de son pétrole d'Azerbaïdjan) est partenaire dans l'oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan (BTC) - voulu par les Américains et dirigé par B.P. - qui achemine pétrole et gaz à l'Est de la Méditerranée. Cet oléoduc a changé la géopolitique en Méditerranée occidentale et au Caucase en créant un nouveau "bloc" pro-occidental : Azerbaïdjan, Géorgie, Turquie et Israël.
La Turquie et Israël négocient actuellement, outre la construction de pipelines sous-marins destinés à transporter vers Israël de l'eau, de l'électricité, du gaz naturel, celle d'un oléoduc qui permettrait de relier le pipeline BCT depuis Ceyhan jusqu'au port israélien d'Ashkelon et de là, en empruntant au pipeline trans-israélien ("Tipline d'Israël") jusqu'au port d'Eilat sur la Mer Rouge, l'intention d'Israël étant d'exporter ensuite par bateau une partie de ce pétrole vers les marchés asiatiques.
Sur le plan stratégique Israël jouerait ainsi un rôle considérable en assurant la sécurité des transports de pétrole : surveillance des pipelines de Ceyhan et protection du trafic pétrolier en Méditerranée orientale.

L'article de Michel Chossudovsky contredit singulièrement la thèse du "grand méchant loup" russe agressant sauvagement l'agneau géorgien… Laquelle semble prévaloir dans la presse.

http://kamizole.blog.lemonde.fr/

 



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