OTAN: la plus grande des saintes alliances militaires capitalistes de tous les temps. Sous la domination des Usa, elle sert leur politique de domination mondiale. Combattons sans arrêt cette machine de guerre impérialiste, agressive, colonialiste, ruineuse et dangereuse, pour tous les peuples de la planète. Pour recevoir ces articles, envoyer un mail à roger.romain@skynetblogs.be. Indiquer Otan. Merci !

lundi, décembre 22, 2008

n°17- Journal des Guerres de l'Otan - 01-12 au 21-12.-- 1- Paul Craig Roberts avertit le monde entier: l'humanité est en danger de mort !

 

Sent: Monday, December 22, 2008 12:54 PM
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Subject: n°17- Journal des Guerres de l'Otan - 01-12 au 21-12.-- 1- Paul Craig Roberts avertit le monde entier: l'humanité est en danger de mort !


                                                 Aujourd'hui, face aux ambitions hégémonique de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

                               Les médias occidentaux dans leur large majorité accepte les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .  

                                                                      Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre! 

                                                                                      Sa diffusion est un acte de résistance.  



            Journal des Guerres de l'Otan. 
 n° 17    01-12 au 21-12
     Par M.Lemaire               



 Le " Journal des Guerres de l'Otan " est  visible :

NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire..

1 Au jour le jour 

2 Positions

a) Ossétie 

b) des voisins.

3 Politique 
a) Russe
b) L'Otan & alliés

4 Institutions internationales

Médias et Manipulation de l'opinion / Vidéos

5-1 Le Conseil Otan-Russie existe toujours... sur le site de l'Otan.

6 Brèves

6-1 Les négociations russo-américaines en butte à la méfiance. (Congrès US)

6-2 Les Finlandais ont moins envie de partir en mission ?

7 Dossier & Point de vue

7-1 Pascal MALLET : Otan et Russie se retrouvent, "explications" délicates en vue.

7-2 Paul Craig Roberts averti le monde entier: l'humanité est en danger de mort !

Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

8-1 Récit de Georgie 7: sur la route avec une patrouille de l'EUMM.

8-2 Récit de Georgie 8 : les principaux enjeux de la mission EUMM.

8-3 Deux parlementaires belges accusent la Georgie de crimes de guerre.

8-4 Éric Toussaint et Damien Millet - Nouvelle administration US: Obama choisit ceux qui ont échoué.

10 Annexe

10-1 L'ombre de la crise plane sur la destruction des armes chimiques.

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1) Au jour le jour

10-12

Une voiture blindée transportant des observateurs internationaux de l'OSCE (l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe) a été la cible de tirs mercredi en Georgie, près de l'Ossétie du Sud, ont annoncé des responsables.

L'incident, survenu près du village de Khviti, dans la région de Gori, n'a fait aucun blessé, selon une porte-parole de l'OSCE en Europe, qui a souhaité rester anonyme.

L'OSCE a précisé dans un communiqué que la patrouille se déplaçait à bord d'une voiture portant le sigle de l'organisation. Des hommes en uniforme de camouflage ont surgi à son passage et ont ouvert le feu avec des Kalashnikovs, selon la même source.

Shota Utiashvili, porte-parole du ministère georgien de l'Intérieur, a affirmé que la voiture avait été atteinte à dix reprises par les balles.

Ibrahim Gassayev, un responsable d'Ossétie du Sud en charge de la défense, a déclaré que les forces ossètes "n'avaient rien à voir avec l'incident" et souligné que Khviti était situé à environ 1,5 km de la frontière de l'Ossétie du sud.

"La portée des meilleures armes à feu n'excède pas 800 mètres", a-t-il écrit dans un communiqué publié sur son site internet.

L'Ossétie du Sud a été au centre du conflit entre la Georgie et la Russie au mois d'août dernier. De fréquents tirs de part et d'autre de la frontière ont été observés ces dernières semaines.

AP

12-12

L'armée russe s'est retirée du village georgien de Perevi situé près de la frontière de la région séparatiste d'Ossétie du Sud, réduisant les risques d'affrontements dans cette région, ont annoncé des observateurs de l'Union européenne, vendredi.

Tbilissi estimait que la présence de soldats russes dans ce village constituait une violation du cessez-le-feu conclu après le conflit de cinq jours qui avait opposé la Russie à la Georgie au mois d'août.

La mission d'observation de l'UE a précisé que les forces russes avaient opéré un retrait de trois kilomètres de l'autre côté de la frontière.

Ce retrait, obtenu après des négociations avec le ministère russe des Affaires étrangères et avec l'armée, constitue une petite victoire pour les Européens qui ne sont toujours pas autorisés à se rendre en territoire sud-ossète.

"Nous accueillons avec satisfaction ce retrait", a dit Hansjoerg Haber, le chef de la mission, dans un communiqué. "... l'insistance du président de l'UE et de l'EUMM (Mission d'observation de l'Union européenne en Georgie) a porté ses fruits."

"Ils ont complètement démantelé le point de contrôle et ils sont repassés de l'autre côté de la frontière", a déclaré un responsable de la police locale. "Il n'y a plus de Russes à Perevi."

Les troupes russes s'étaient retirées en octobre de la zone tampon entre la Georgie et le territoire sud-ossète, mais elles avaient conservé des hommes stationnés à Perevi.

Les soldats avaient commencé à évacuer le village en novembre, mais ils y étaient revenus lorsque des membres des forces de sécurité d'Ossétie du Sud avaient tenté de récupérer la position à leur profit.

La situation reste tendue dans cette zone frontalière où des échanges de coups de feu entre la police georgienne et les forces de l'ordre sud-ossètes ont été signalés à plusieurs reprises.

Mercredi, des observateurs de l'Osce ont été pris dans une embuscade tendue par des hommes portant des uniformes de camouflage. Aucune victime n'a été signalée.

Reuters

Margarita Antidze; version française Pierre Sérisier

 12-12

Les observateurs de l'Union européenne ont constaté vendredi le retrait des forces russes d'un village en bordure de la région sécessionniste d'Ossétie du Sud, mais des témoins ont rapporté que des militaires russes étaient revenus à la tombée de la nuit.

L'annonce du départ des forces russes a fait baisser les risques d'affrontements dans la région abandonnée par une partie des 1.100 villageois. Les observateurs de l'UE ont déclaré que le retrait avait été précédé de discussions avec le ministère russe des Affaires étrangères et avec les militaires.

"Nous accueillons avec satisfaction ce retrait", a dit Hansjoerg Haber, le chef de la mission, dans un communiqué, jugeant que l'insistance du président de l'UE et de l'EUMM (Mission d'observation de l'Union européenne en Georgie) avait porté ses fruits.

Mais à la nuit tombée, les Russes étaient de retour.

Selon une source policière régionale, une vingtaine de soldats et un véhicule blindé sont revenus sur le point de contrôle, ce qu'a confirmé un porte-parole de la police. Une porte-parole de l'UE a déclaré qu'une patrouille irait constater samedi matin la situation dans le village.

Reuters Margarita Antidze et Matt Robinson, version française Pierre Sérisier et Nicole Dupont

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2 Positions
Géorgie

12-12

Le ministre georgien des Affaires étrangères, Grigol Vachadze, a accusé la Russie de faire le pitre. "Un Etat avec le sens des responsabilités et qui se prend au sérieux ne devrait pas se comporter de telle façon", a-t-il dit à des journalistes.

Reuters

Margarita Antidze et Matt Robinson, version française Pierre Sérisier et Nicole Dupont

12-12

Le président georgien Mikhaïl Saakachvili a déclaré que Tbilissi était prêt à dialoguer avec la Russie mais que les négociations devaient être basées sur la reconnaissance de l'intégrité territoriale de la Georgie.(...)

Reuters

Margarita Antidze et Matt Robinson, version française Pierre Sérisier et Nicole Dupont



3 Politique
a) russe 

L'OSCE au courant de l'offensive georgienne: La russie demande une enquête

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a réclamé vendredi une enquête pour établir pourquoi l'OSCE n'avait pas agi alors que ses observateurs avaient mis en garde contre une offensive georgienne en août sur la région séparatiste d'Ossétie du Sud.

"C'est absolument inacceptable, je compte sur le fait qu'une enquête soit menée et que les résultats nous soient exposés", a déclaré le ministre devant ses collègues de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, réunie en Conseil annuel à Helsinki depuis jeudi.

Selon M. Lavrov, les observateurs de l'OSCE, déployés en Ossétie du Sud, avaient mis en garde leur hiérarchie contre une attaque georgienne, mais cette information n'a pas été transmise à tous les Etats membres de l'organisation.

Il a vertement critiqué cette organisation "qui n'a pas réagi au recours illégal de la force" et répété que Moscou souhaitait une nouveau Pacte de sécurité européen ayant force légale pour empêcher des conflits comme celui en Georgie.

Dans un entretien jeudi à l'AFP, le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner a reconnu que les observateurs de l'OSCE avaient prévenu qu'une détérioration de la situation en Georgie se profilait mais que le "early warning systems" (système d'alerte préventive, ndlr) n'avait pas fonctionné.

"Ca ne marche jamais, parce que vous vous réveillez toujours trop tard, et on dit après que quelqu'un l'avait dit avant. Ben oui, mais on ne l'a pas cru", a insisté le ministre français.

Un ex-officier travaillant pour l'OSCE au moment du déclenchement du conflit en Ossétie Sud, Ryan Grist, avait jugé le 7 novembre que l'organisation avait échoué dans cette crise.

"C'est un échec, c'était un échec pour l'OSCE absolument. L'OSCE travaillait en Ossétie du Sud depuis longtemps", a dit M. Grist à la BBC.

AFP

 5 décembre,


b) L'Otan & alliés

Limogeage des ministres georgiens des armées et de la diplomatie.

Le Premier ministre georgien Grigol Mgaloblichvili a limogé ses ministres de la Défense et des Affaires étrangères, quatre mois après la désastreuse guerre de cinq jours contre la Russie.

Ce remaniement intervient alors que l'opposition, quoique divisée, multiplie les appels au départ du président Mikhaïl Saakachvili, qu'elle juge responsable de la défaite.

"Il faut des changements dans le domaine de la défense (...) et il est également important de renforcer notre politique étrangère avec des gens de plus d'expérience", a expliqué Mgaloblichvili, nommé en octobre dernier, lors d'une conférence de presse à Tbilissi.

A la Défense, David Kezerachvili, 30 ans, est remplacé par son adjoint Batou Koutelia.

Aux Affaires étrangères, Grigol Vachadze, qui était jusqu'ici ministre de la Culture, remplace Ekaterine Tkechelachvili, 31 ans.

Lors d'un entretien avec son Premier ministre, retransmis à la télévision, Saakachvili a félicité le gouvernement pour son travail mais a ajouté qu'il fallait du "sang neuf".

"Nous devons à la fois faire face à la crise financière mondiale et aux conséquences de la guerre avec la Russie, ce qui exige des décisions extraordinaires et courageuses", a-t-il dit.

Le président Saakachvili avait déjà limogé le chef de l'état-major georgien, qui avait admis des dysfonctionnements dans la conduite du conflit.

De source politique, on précise que l'ambassadeur de Georgie à l'Onu, Irakli Alasania, a démissionné. Très populaire dans son pays, il est parfois présenté comme un rival potentiel du chef de l'Etat.

L'opposition accuse Saakachvili d'avoir inconsidérément plongé le pays dans la guerre l'été dernier en lançant une offensive pour reprendre le contrôle de la région sécessionniste georgienne d'Ossétie du Sud, attaque qui a provoqué la riposte de l'armée russe.

Plusieurs anciens alliés du président ont pris leurs distances avec lui. Nino Bourdjanadze, artisan avec Saakachvili de la "Révolution des roses" de 2003 qui avait renversé Edouard Chevardnadze, a formé le mois dernier son propre parti, qui s'est rangé dans l'opposition.

Reuters

5 décembre,

Margarita Antidze et Matt Robinson, avec Niko Mtchedlichvili,

version française Guy Kerivel

 

Otan et Russie se retrouvent, "explications" délicates en vue

L'Otan va comme prévu renouer vendredi avec la Russie des relations suspendues depuis le bref conflit russo-georgien d'août, mais l'ambassadeur russe auprès de l'alliance a averti que Moscou voulait avoir une grande explication avec les Occidentaux.

"Il faut tout mettre sur la table", a indiqué à l'AFP Dmitri Rogozine, à la veille de son "déjeuner informel" avec le secrétaire général de l'Alliance Jaap de Hoop Scheffer qui marquera la reprise des contacts de haut niveau entre la Russie et l'Otan.

Les pays de l'Otan s'étaient accordés le 2 décembre, lors d'une réunion de leurs ministres des Affaires étrangères à Bruxelles, sur une reprise "conditionnelle" et "progressive" des contacts de l'alliance avec la Russie, suspendus le 19 août après le conflit russo-georgien.

"Si nous voulons travailler ensemble, j'espère que le secrétaire général pourra me proposer des dates et des thèmes de discussion et je verrai alors avec Moscou si elles nous conviennent et si nous acceptons de reprendre la discussion", a indiqué jeudi M. Rogozine.

"Les relations Otan-Russie ne doivent pas être à sens unique mais l'occasion d'échanges de vues", a-t-il poursuivi.

L'ambassadeur russe s'est dit "prêt" à discuter avec M. de Hoop Scheffer de la tenue ultérieure d'"une session informelle du Conseil Otan-Russie" avec ses collègues des 26 pays alliés - un Conseil qui ne s'est pas réuni depuis l'été.

A l'occasion de ce Conseil, a-t-il prévenu, "il faudra réanalyser tout ce qui s'est passé en août et en septembre".

"Il faudra nous expliquer pourquoi ce Conseil n'a pas fonctionné à un moment très important de nos relations", a-t-il ajouté, jugeant qu'en l'occurrence, "ce sera à l'Otan de corriger ses erreurs".

"Je présenterai bien sûr des éléments concrets sur l'agression militaire du (président georgien Mikheïl) Saakachvili en Ossétie du sud, que je n'ai pas pu présenter à l'époque à mes collègues de l'Otan", a encore dit M. Rogozine.

La normalisation risque de prendre du temps, tant les divergences se sont multipliées entre les deux anciens adversaires de la Guerre froide.

A la colère de Moscou, l'Otan continue à promettre à la Georgie et à l'Ukraine de les intégrer à terme et à soutenir le bouclier antimissile que les Américains veulent déployer en Pologne et en République tchèque.

De son côté, la Russie a irrité l'Otan en suspendant en 2007 le traité FCE sur le contrôle des armements conventionnels en Europe. Moscou menace en outre de dénoncer le traité INF sur les fusées de portée intermédiaire (500 à 5.500 km) ou encore de déployer dans son enclave de Kaliningrad des missiles pour contrer le futur bouclier américain.

Dans ce contexte, le projet du président russe Dmitri Medvedev de pacte euro-atlantique de sécurité suscite des interrogations, voire de la méfiance, chez les Occidentaux.

L'arrivée d'une nouvelle administration à Washington et les incertitudes qui pèsent sur les options militaires et diplomatiques du président Barack Obama n'incitent pas la Russie à modérer le ton mais au contraire à adopter une fermeté tactique avant un éventuel grand marchandage, a estimé jeudi en substance un diplomate à l'Otan.

De leur côté, les Etats-Unis semblent prêts à relever le gant et à remettre eux-aussi en question le Conseil Otan-Russie créé en 2002 à une époque où Moscou semblait privilégier l'entente.

"Nous avons besoin de dialoguer avec la Russie mais peut-être sur des bases différentes", avait estimé un haut responsable américain à la veille de la réunion des ministres des Affaires étrangères de l'Otan.

"Les agissements russes remettent en cause le genre de partenariat" entre l'Otan et la Russie qui existe aujourd'hui, et "il faut donc le réexaminer", avait-il ajouté.

19/12

http://fr.news.yahoo.com/2/20081219/twl-otan-et-russie-se-retrouvent-explica-d9fddae_1.html


L'union Européenne & l'Europe

La Suisse représentera les intérêts russes en Georgie.

La ministre suisse des affaires étrangères Micheline Calmy-Rey et son homologue russe Sergueï Lavrov ont signé samedi à Moscou un accord sur la représentation par la Suisse des intérêts russes en Georgie.

Ils ont également discuté de questions bilatérales et de sujets d'actualité internationale, selon le porte-parole du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) Lars Knuchel.

La Georgie et la Russie ont rompu toutes relations diplomatiques après le conflit armé qui les a opposés en août dernier. Moscou a demandé à la Suisse de représenter ses intérêts à Tbilissi et le Conseil fédéral a donné son feu vert le 5 décembre, approuvant du même coup les accords correspondants avec la Russie et la Georgie.

Sergueï Lavrov a remercié la Suisse de sa disponibilité, selon Lars Knuchel. De son côté, Micheline Calmy-Rey a qualifié ce mandat de succès pour la diplomatie suisse et de témoignage de la confiance accordée à la Suisse par le gouvernement russe.

La Suisse est également prête à représenter les intérêts de la Georgie en Russie, si Moscou donne son accord sur les modalités d'un tel mandat, a ajouté la conseillère fédérale. Tbilissi en a fait la demande jeudi dernier à Berne.

La protection d'intérêts étrangers est une composante traditionnelle de la diplomatie helvétique, rappelle le DFAE.

La Suisse exerce plusieurs mandats de puissance protectrice: elle représente les intérêts des Etats-Unis à Cuba et en Iran et les intérêts de Cuba aux Etats-Unis.

Lors de leur rencontre, Serguei Lavrov et Micheline Calmy-Rey ont également abordé plusieurs questions bilatérales, ainsi que des sujets d'actualité internationale.

AP

13-12



5 Médias et Manipulation de l'opinion  /Vidéos
Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

5-1 Le Conseil Otan-Russie existe toujours... sur le site de l'Otan.

... En pérégrinant sur internet, je suis arrivé sur la page de garde de l'Otan. Et quelle est ma surprise de voir sur la page de garde, en bas, la mention du Conseil Otan-Russie.

http://www.nato-russia-council.info/htm/FR/index.shtml
En allant sur cette page, surtout en regardant le petit film, on a une impression d'un morceau d'histoire... lointaine et pas vraiment proche. Ecoutez le petit film mis sur le site, ca vaut le détour. On a l'impression d'un film de propagande des années 1950. Il ne manque plus que la couleur sepia.
Curieusement, aucune mention n'est faite des déclarations "guerrières" de l'Otan ni de la "suspension" du Conseil Otan-Russie. Rien... Comme si rien ne s'était passé...

15-12


6 Brèves
6-1 Les négociations russo-américaines en butte à la méfiance. (Congrès US)
Le dialogue russo-américain sur un nouveau Traité de réduction des armes stratégiques (START) sera compliqué par la méfiance qui règne entre les deux pays, a déclaré vendredi Ellen Tauscher, présidente du sous-comité du Congrès américain pour les forces stratégiques.

"Nous devons absolument élaborer un nouveau traité, c'est l'axe prioritaire du Congrès et de la nouvelle administration américaine", a déclaré Mme Tauscher, qui conduisait récemment la délégation américaine lors de négociations avec la Russie sur le bouclier antimissile (ABM).

Selon elle, les "pourparlers s'annoncent ardus" étant donné la méfiance qui règne entre les Etats-Unis et la Russie depuis le conflit dans le Caucase.

"Suite à l'agression russe en Georgie, on peut difficilement renouer avec le +business as usual+", a-t-elle indiqué.

"La position russe est de fait la suivante: nous ne vous faisons pas confiance", a-t-elle ajouté.

Signé le 31 juillet 1991 entre Moscou et Washington, le traité START-1 engage chacune des parties à limiter à 6.000 unités le nombre d'ogives nucléaires et à 1.600 celui des vecteurs. Il prévoit des inspections réciproques des sites utilisés pour le stockage et la destruction des armes, des échanges d'informations et la destruction des armes périmées. La Russie et les États-Unis possèdent 90% de l'arsenal nucléaire mondial.

La Russie a proposé en 2005 à la partie américaine de conclure un nouvel accord censé prendre la relève de START-1 qui expirera le 5 décembre 2009.

Une source haut placée au sein du ministère russe de la Défense a toutefois déploré que le dialogue sur la limitation ultérieure des arsenaux et la conclusion d'un nouveau traité soit resté lettre morte, les propositions américaines permettant de contourner les restrictions et d'accroître les potentiels.

RIA Novosti

20-12

http://fr.rian.ru/world/20081220/118978787.html


6-2 Les Finlandais ont moins envie de partir en mission ?

Les Finlandais ont de moins en moins envie de partir dans des opérations de gestion de crise militaire. Tel est le résultat d'un sondage effectués par le syndicat des sous-officiers (*) et publié dans la presse finlandaise. « Le nombre des volontaires a chuté en 15 ans. Au début des années 1990, le nombre des candidats s'élevait encore à 10 000 par an. Cette année, ils étaient mille », explique le président du syndicat des sous-officiers, Petteri Leino dans Uutispäivä Demari.

Faible incitation salariale. Raison invoquée pour ce manque d'enthousiasme : le niveau salarial insuffisant. 47% des jeunes sous-officiers et 80% de ceux étant déjà partis à ce type d'opération estiment que les rétributions ne sont pas suffisantes. Seuls 26% des interrogés l'estiment "suffisant". Si les salaires étaient majorés, ils seraient 59% des sous-officiers de moins de 35 ans et 75% des sous-officiers ayant déjà participé à des opérations de gestion de crise militaires. Nb : Un chasseur finlandais gagne, par exemple au Kosovo, 1 725 euros par mois. Ce qui est loin derrière les autres collègues européens : selon Petteri Leino, un chasseur irlandais gagne 4 000 euros et un chauffeur 4 500 euros. Ceci explique peut-être cela.
Maximum 670 hommes en opération. « La Finlande dépense cette année 105 millions d'euros pour la gestion de crise militaire. La somme est suffisante pour envoyer 670 hommes aux opérations. L'année prochaine elle ne le sera plus (suffisante) », estime Leino.
(*) 317 membres du syndicat des sous-officiers ont été interrogés dans ce sondage.

19 novembre 2008

http://bruxelles2.over-blog.com/article-24911957.html



7  Dossiers

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

7-1 Pascal MALLET : Otan et Russie se retrouvent, "explications" délicates en vue.

L'Otan va comme prévu renouer vendredi avec la Russie des relations suspendues depuis le bref conflit russo-georgien d'août, mais l'ambassadeur russe auprès de l'alliance a averti que Moscou voulait avoir une grande explication avec les Occidentaux.

"Il faut tout mettre sur la table", a indiqué à l'AFP Dmitri Rogozine, à la veille de son "déjeuner informel" avec le secrétaire général de l'Alliance Jaap de Hoop Scheffer qui marquera la reprise des contacts de haut niveau entre la Russie et l'Otan.

Les pays de l'Otan s'étaient accordés le 2 décembre, lors d'une réunion de leurs ministres des Affaires étrangères à Bruxelles, sur une reprise "conditionnelle" et "progressive" des contacts de l'alliance avec la Russie, suspendus le 19 août après le conflit russo-georgien.

"Si nous voulons travailler ensemble, j'espère que le secrétaire général pourra me proposer des dates et des thèmes de discussion et je verrai alors avec Moscou si elles nous conviennent et si nous acceptons de reprendre la discussion", a indiqué jeudi M. Rogozine.

"Les relations Otan-Russie ne doivent pas être à sens unique mais l'occasion d'échanges de vues", a-t-il poursuivi.

L'ambassadeur russe s'est dit "prêt" à discuter avec M. de Hoop Scheffer de la tenue ultérieure d'"une session informelle du Conseil Otan-Russie" avec ses collègues des 26 pays alliés - un Conseil qui ne s'est pas réuni depuis l'été.

A l'occasion de ce Conseil, a-t-il prévenu, "il faudra réanalyser tout ce qui s'est passé en août et en septembre".

"Il faudra nous expliquer pourquoi ce Conseil n'a pas fonctionné à un moment très important de nos relations", a-t-il ajouté, jugeant qu'en l'occurrence, "ce sera à l'Otan de corriger ses erreurs".

"Je présenterai bien sûr des éléments concrets sur l'agression militaire du (président georgien Mikheïl) Saakachvili en Ossétie du sud, que je n'ai pas pu présenter à l'époque à mes collègues de l'Otan", a encore dit M. Rogozine.

La normalisation risque de prendre du temps, tant les divergences se sont multipliées entre les deux anciens adversaires de la Guerre froide.

A la colère de Moscou, l'Otan continue à promettre à la Georgie et à l'Ukraine de les intégrer à terme et à soutenir le bouclier antimissile que les Américains veulent déployer en Pologne et en République tchèque.

De son côté, la Russie a irrité l'Otan en suspendant en 2007 le traité FCE sur le contrôle des armements conventionnels en Europe. Moscou menace en outre de dénoncer le traité INF sur les fusées de portée intermédiaire (500 à 5.500 km) ou encore de déployer dans son enclave de Kaliningrad des missiles pour contrer le futur bouclier américain.

Dans ce contexte, le projet du président russe Dmitri Medvedev de pacte euro-atlantique de sécurité suscite des interrogations, voire de la méfiance, chez les Occidentaux.

L'arrivée d'une nouvelle administration à Washington et les incertitudes qui pèsent sur les options militaires et diplomatiques du président Barack Obama n'incitent pas la Russie à modérer le ton mais au contraire à adopter une fermeté tactique avant un éventuel grand marchandage, a estimé jeudi en substance un diplomate à l'Otan.

De leur côté, les Etats-Unis semblent prêts à relever le gant et à remettre eux-aussi en question le Conseil Otan-Russie créé en 2002 à une époque où Moscou semblait privilégier l'entente.

"Nous avons besoin de dialoguer avec la Russie mais peut-être sur des bases différentes", avait estimé un haut responsable américain à la veille de la réunion des ministres des Affaires étrangères de l'Otan.

"Les agissements russes remettent en cause le genre de partenariat" entre l'Otan et la Russie qui existe aujourd'hui, et "il faut donc le réexaminer", avait-il ajouté.

Pascal MALLET

Afp

19-12


7-2 Paul Craig Roberts averti le monde entier: l'humanité est en danger de mort !

Extraits
Cela, pas de doute, a fonctionné à merveille avec les Américains.
La crédulité et le désintérêt des Américains ont fait de nombreuses victimes. 1,25 millions d'Irakiens sont morts. Quatre millions d'Irakiens ont été déplacés. Et nul ne sait combien ont été mutilés ni combien d'enfants ont perdu leurs parents.
L'Irak est en ruines, ses infrastructures ont été détruites par les bombes, les missiles et les hélicoptères d'attaque américains. Nous ne connaissons pas le nombre de victimes en Afghanistan, mais même le régime fantoche proaméricain dénonce les nombreux assassinats de femmes et d'enfants perpétrés par les troupes américaines et celles de l'OTAN.
Nous ne savons pas quel serait le bilan en Iran si Darth-Vader Cheney et les néocons parviennent à mettre en œuvre le stratagème imaginé avec Israël de bombarder l'Iran, peut-être même avec des armes nucléaires.
Ce que nous savons bel et bien c'est que tous ces assassinats et ces destructions n'ont aucune raison d'être et sont diaboliques. C'est l'œuvre de gens démoniaques qui n'ont aucun état d'âme à mentir et à tromper dans le but de tuer des innocents pour réaliser leurs desseins inavoués.
Que ces gens là aient le contrôle du gouvernement et des médias condamnent la population américaine pour l'éternité.
L'Amérique ne se remettra jamais de la honte et du déshonneur qui lui sont tombés dessus à cause du régime Bush.
Le succès de la propagande néocon est si important que le parti d'opposition n'a pas levé le petit doigt pour enrayer les crimes du régime Bush. Même Obama, qui promet le "changement", est trop impressionné par le succès des néocons à lobotomiser les Américains pour faire ce qu'espéraient ses partisans et nous faire sortir de la honte dans laquelle le Régime Bush nous a plongés.
Tout cela résume grosso modo le pessimisme qui régnait avant le feu vert donné par le régime Bush à sa marionnette en Georgie pour procéder au nettoyage ethnique de la population russe en Ossétie du Sud dans le but de désamorcer le mouvement séparatiste. Les médias américains, également connus sous le nom de "Ministère des Mensonges et de la Duperie", ont, là encore, obligé le régime criminel de Bush en annonçant à grands cris une "invasion russe" pour occulter le nettoyage ethnique des Russes en Ossétie du sud qui a été effectué lors de l'agression militaire de la Georgie.
Seulemen
t, cette fois-ci, le reste du monde n'a pas gobé ça - les mensonges depuis de longues années, le 11 sept, les ADM en Irak, les connexions avec Al-Qaida, le "yellowcake", l'anthrax, les armes nucléaires en Iran, les "Les Etats-Unis ne pratiquent pas la torture", le bombardement de noces, d'enterrements et de matchs de football entre enfants, Abou Ghraib, les enlèvements de pseudo terroristes, Guantanamo, divers "complots terroristes" inventés de toutes pièces, l'attaque opiniâtre contre les libertés civiles … ont eu raison de la crédibilité des Américains. Personne en dehors des Etats-Unis ne croit encore les médias américains et le gouvernement US.
Il y a eu dans le reste du monde des articles qui rapportaient les faits – une agression contre des civils russes par les troupes de Georgie entraînées et équipées par les Américains et les Israéliens.
Le régime Bush, bouffi de son importance, pensait que la Russie se soumettrait à cet acte d'hégémonie américaine. Mais les Russes n'ont pas accepté ça et ont mis en débandade l'armée georgienne.
La réponse des républicains néocons au refus des Russes de se conformer au scénario établi et de se laisser intimider par l'uni-puissance" était si stupide qu'elle a annihilé le lavage de cerveau que subissaient les Américains.
Mc Cain a déclaré: "Au XXI° s les pays n'envahissent pas d'autres pays".
Imaginez les rires que Jon Stewart va provoquer avec cette déclaration dans son émission le Daily Show. Depuis le début du XXI°s, les Etats-Unis ont d'ores et déjà envahi deux pays et battent les tambours de la guerre pour en attaquer un troisième. Le président Bush, l'envahisseur n°1 du XXI°s, a repris cette déclaration que les nations n'en envahissent pas d'autres.
Cette affirmation discordante a scandalisé jusqu'aux Américains lobotomisés, comme le révèlent les mails de lecteurs. Si au XXI°s les pays n'envahissent pas d'autres pays, que fait donc Bush en Irak et en Afghanistan, et pourquoi les armadas navales et la propagande sont-elles déployées contre l'Iran?
Nous connaissons tous la réponse.
Les deux polichinelles s'étonnent de ce que les Américains aient inculqué l'hégémonie aux Russes, qui fonctionnaient jusqu'à présent, naïvement peut-être, sur la base de la bonne volonté.
Les Européens occidentaux ont soudain réalisé qu'être alliés aux US c'était comme tenir un tigre par la queue. Pas un seul pays européen ne veut être précipité dans une guerre contre la Russie. L'Allemagne, la France et l'Italie doivent remercier actuellement le ciel d'avoir bloqué l'adhésion de la Georgie à l'OTAN.
L'Ukraine, où un nationalisme nauséabond a pris le pouvoir grâce aux fonds de la National Endowment for Democracy (Dotation Nationale pour la Démocratie), organisme des néocons, sera le prochain lieu de conflit entre les prétentions américaines et la Russie.
La Russie
apprend des néocons que d'avoir donné leur indépendance aux anciennes républiques soviétiques qui composaient l'empire n'a pas conduit à leur indépendance mais à leur absorption dans l'empire américain.
S'il n'y a pas suffisamment d'Américains pour sortir de l'état comateux où ils ont été plongés et pour réagir contre les machines à voter truquées de Diebold, chasser ces crétins de républicains et poursuivre les néocons pour crimes contre l'humanité, alors, un gouvernement américain néocon fou furieux va déclencher une guerre nucléaire avec la Russie.
Le
s néo-conservateurs représentent le plus grand danger qu'aient jamais connu les Etats–Unis et le monde.
L'humanité n'a pas de pire ennemi.

Paul Craig Roberts

Par emcee  21 août

http://blog.emceebeulogue.fr/post/2008/08/21/Paul-Craig-Roberts-avertit-le-monde-entier%3A-l-humanite-est-en-danger-de-mort



8 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

8-1 Récit de Georgie 7: sur la route avec une patrouille de l'EUMM.

La première tâche des observateurs est de vérifier que les conditions prescrites dans le plan de cessez-le-feu « Medvedev – Sarkozy », conclu le 12 août, sont bien respectées.

Depuis le retrait des forces russes de la zone de sécurité, ils veillent surtout au respect de la libre circulation des populations, à l'absence d'armes prohibées dans les rangs des policiers georgiens, à la présence des militaires dans leurs casernes, et se renseignent sur les différents incidents qui leur sont signalés.
NB : Tous les témoignages recueillis dans ce reportage l'ont été sous le sceau de l'anonymat sauf un long entretien avec le Général Janvier (cité dans ce cas). C'était une des conditions mises par mes interlocuteurs (théoriquement d'ailleurs, les observateurs ne peuvent parler que de "leur situation personnelle, âge, origine, ... et encore s'ils le désirent" m'a précisé un responsable de la mission. "en aucun cas ils ne peuvent parler sur ceux qu'ils voient ni ce qu'ils peuvent constater. Meme Off. En revanche libre à vous de les suivre dans votre véhicule et de voir ce qu'ils voient" a-t-il ajouté. Ordre/conseil (presque) scrupuleusement respecté...  NB : pour la simplicité des témoignages, je parle d'un officier quand il s'agit d'un responsable (sans que cela puisse dénoter l'appartenance à un corps militaire ou civil).
Aller sur le terrain pour ramasser de l'information
Dans un pays où la rumeur est reine, le seul moyen d'avoir une information est en effet d'aller sur le terrain. Chaque matin, près de l'Abkhazie ou de l'Ossétie, dans chacun des Field offices (Zugdibi près de l'Abkhazie, Khaskhuri près de Gori), plusieurs patrouilles partent explorer un secteur, une route, un check point. Sur place, les observateurs prennent contact avec les autorités, les responsables des checks points, les civils, afin de tirer un maximum d'informations, de pouvoir les recouper et les analyser. Une cellule spécifique au Quartier général est chargé de ce travail. La qualité et l'objectivité de l'information sont un élément précieux pour permettre une claire appréciation politique de la situation.

Départ en patrouille vers le check point de Tskhinvali.
Le principe est de mixer les équipes, les nationalités, et les profils : un expert civil, des policiers, des gendarmes. Chaque patrouille comporte deux véhicules. A la fois pour assurer la sécurité (si une voiture est touchée ou simplement en panne. Mais aussi pour assurer l'objectif de la mission. "Une patrouille est toujours mixte, au niveau de la nationalité au moins et des expériences également. Et nous allons de plus en plus les mixer. C'est un atout" précise le général Janvier, adjoint au chef de mission. Les véhicules sont blindés, pour parer à tout problème. La situation reste en effet tendue, surtout à proximité de la frontière. Plusieurs policiers georgiens ont déjà été victimes de tirs ou d'attentats par engin explosif improvisé.
Ce jour-là, plusieurs patrouilles partent de l'Hotel Victoria, siège du Field Office de Gori.  Il n'y a pas de chef en tant que tel. Ni de grade. "Nous ne sommes pas dans une mission militaire" me précise un officier. Mais, comme il faut bien un chef. Le principe acquis "c'est que le chef du premier véhicule prend la direction de la patrouille". Ce matin, nous partons dans la montagne, loin. Ce sont les Polonais qui sont devant avec leur AMZ au look très militaire. Les Français suivent avec leur Panhard bleu. Direction : Perevi, chez les Russes. Ils ont emporté de quoi coucher sur place (hotel 0 étoiles, c'est à dire sans chauffage ni électricité). La route, cahotique, n'est pas vraiment faite pour rouler vite. Et ce qui à vol d'oiseau représente 60 kms oblige à un détour assez large, qui prend minimum 4 heures aux véhicules tous terrains. Cette route a raison de notre véhicule (nous sommes dans une voiture séparée, obligation de l'EUMM qui ne veut pas de journaliste dans ces véhicules, logique, mais peu pratique). Et la peur se lie sur le visage de notre traductrice qui panique, passe maints couts de fils à son patron, son cousin pour finir par me dire "on ne va pas plus loin, c'est trop dangereux". On rebrousse en chemin, laissant l'ours en cage veiller sur le bord de la route, au bord de la gargotte...
Patrouille suivante. Qu'à cela ne tienne, retour à Gori, on prend la patrouille suivante. Il y en régulièrement, en général, deux ou trois le matin, départ 8 heures. Et deux l'après-midi. départ : 16 h. Le nombre de véhicules, de patrouilles varie selon l'actualité, et les ordres. Il y a une certaine autonomie qui est laissée à chacun. L'OHQ donne des directives générales. Mais le Field Office apprécie aussi la situation localement. Et son commandant (ou pour être plus exact dans la terminologie EUMM, son responsable) apprécie aussi la situation et donne des lignes directrices. Au final, c'est le chef de patrouille a aussi une large autonomie où il veut aller. Et décide. Là c'est une patrouille Bulgaro-polono-française, dirigée par un expert (ancien du ministère de la défense tout de même) : un Mercedes et un Amz. Direction inconnue. On suit. En fait on remontre vers le check point de Tskhinvali. Premier objectif : éviter les nids de poule et la circulation hasardeuse. Ici c'est la plaine. Nous sommes dans un pays de pommiers.
Au premier village, à Karaleti, un troupeau de vaches, la patrouille passe entre deux troupeaux. Quelques maisons détruites. Les habitants regardent avec attention ces véhicules militaires dont ils n'ont pas l'habitude. Pour distinguer à qui ils appartiennent.

Effectivement la question de la visibilité de ces véhicules (dépareillés) se pose (lire sur les "enjeux et défis"). Certains enfants saluent la patrouille. On circule lentement le village. Et on poursuit la route. Tirdznisi : quelques maisons sont déjà en reconstruction, fenêtres neuves posées, charpente. Cela va vite à reconstruire. On est dans l'ancienne buffer zone et si rien n'est visible de véritablement traumatisant, pour peu qu'on prete attention, on aperçoit des maisons sans toit, brûlées, derrière les arbres, au minimum 3-4 par village ou hameau. Ici ce sont beaucoup de paysans. On vit de la petite agriculture. Eventuellement on va travailler sur la ville. Brsteletsi, Ergneti : davantage de maisons détruites, une sur trois environ, ou brûlées.
On arrive en vue du check point. Les consignes de sécurité sont strictes. Surtout quand la vision n'est pas claire (comme souvent dans la région, à l'approche de la tombée de la nuit). Se garer assez loin du poste, approche de préférence à pied, avec un signalement très clair, chasuble bleue marquée de l'UE et béret bleu, démarche lente, pour éviter tout quiproquo.
Prise de contact. Question d'un des Observateurs. Comment çà se passe ? "Tout se passe bien. Hier ils nous ont jeté des pierres". Les deux postes sont distincts de quelques dizaines de mètres. Les deux drapeaux sud ossétiens et russes flottent ensemble sur le poste. "Ce matin, aussi, on a entendu des explosions. Au loin comme des tirs d'entraînement". Il  y a un peu de provocation en permanence. Les policiers georgiens en tenue de combat et kalatchnikov – la tenue normale- sont dans des préfabriqués. La conversation roule ensuite sur le temps, le quotidien : "Tiens on a vu vos collègues hier en jeep blanc". Etonnement de nos observateurs : "Ce n'était pas l'OSCE ?" Réponse : "Oui c'est çà l'OSCE", acquiesce le policier, souriant (l'as-t-il fait un peu exprès pour taquiner nos observateurs...).
Les Observateurs regardent. Ils sont en pays de connaissance. Et visitent régulièrement le poste. Ils n'iront pas plus loin aujourd'hui. Ils doivent aller ailleurs. "L'OHQ vient de signaler des tirs sur A. Vu la tombée de la nuit, ce n'est pas très recommandé, expliquent-ils". Visiblement ils n'ont pas envie d'accompagnateur. Cette fois...

Les « policiers » georgiens. Les « policiers » georgiens sont là en fonction. Des unités spéciales, me dit-on. Mais au premier coup d'œil, difficile de distinguer qu'ils sont policiers. Habillés tout en kaki, avec casque, fusil M4 américain le plus souvent (l'AK 47 quand il s'agit de policiers plus ordinaires). Les Observateurs de l'EUMM peuvent exiger les cartes d'identité des policiers. Pour vérifier qu'ils ne soient pas militaires. Ils peuvent également entrer dans les postes de police pour vérifier qu'il n'y a pas d'armes lourdes. Mais finalement, comme l'avouera plus tard, un observateur « Nous sommes bien obligés de leur faire confiance. Ils sont présentés comme des policiers, et ont des cartes de policier ». Les militaires georgiens n'ont en effet pas le droit d'approcher la frontière. Et les armements lourds sont interdits dans la buffer zone. Les observateurs vérifient régulièrement ce point. Au besoin la nuit...
L'intérêt des patrouilles de nuit. Cela peut paraître anachronique. Mais il ya des patrouilles de nuit. Pourquoi ? "D'abord c'est notre mandat, être là 24 heures sur 24" m'explique le général Janvier. Ensuite "Patrouiller la nuit est intéressant. On peut voir des choses qu'on ne voit pas le jour, faire des observations intéressantes". Comme ce mouvement constaté par des observateurs de l'EUMM, en pleine campagne, une certaine nuit à 23h30, de 7 obusiers de 122 mm georgiens, en dehors de la zone adjacente, mais pas loin tout de même des limites de l'Ossétie...

Des patrouilles jusqu'en Ossétie du sud. Les forces patrouillent normalement jusqu'au check point georgien, ou jusqu'à la limite administrative, parfois au-delà pour prendre contact avec le check point russe, ossète ou abkhaze. Vers l'Abkhazie, cette prise de contact est restée pour l'instant limitée. « La première fois que nous sommes arrivés en Abkhazie, ça s'est bien passé. Les Russes étaient un peu surpris de nous voir, mais pas mécontents, nous avons pu pousser 200 mètres plus loin au check point abkhaze. Depuis nous ne l'avons pas refait. » Vers l'Ossétie, les contacts sont plus courants. Régulièrement, les équipes d'observateurs passent de l'autre côté, selon des règles bien établies. Le commandement russe ou l'autorité de facto du ministère de l'intérieur ossète est prévenu auparavant, afin d'éviter tout quiproquo. Mais les observateurs ne se sont pas « enfoncés » plus avant sur les routes de la région. Ce qui serait possible techniquement. Car parfois le check point russe ou ossète est plusieurs kilomètres plus bas, pour des raisons de praticité et stratégiques également. Le principe a donc été fixé- en interne, au sein de l'EUMM - : « ne pas s'enfoncer de plus d'un kilomètre dans le territoire ». La prudence est de règle... La situation est très volatile. De fait si les checks point russes sont visités régulièrement, ceux tenus uniquement par les Ossètes le sont moins. « Autant les contacts avec les Russes sont bons, autant avec les Sud Ossètes, c'est plus difficile » assure un expert du terrain. « Les troupes russes sont des troupes régulières, elles sont disciplinées et se tiennent bien (généralement). Les Russes nous ont conseillé eux-mêmes d'éviter les Sud Ossètes.»

Procédures. Il n'y a "pas de "règles d'engagement (au sens habituel du terme). "Nous ne sommes pas dans une mission militaire et cela impliquerait une confrontation. Notre approche est purement civile." explique le Général Janvier. Mais il existe néanmoins des procédures de sécurité, de reporting, de signalement des incidents, etc. Si des règles ont été baties au départ, on construit aussi un peu en marchant. Tous les jours, "on innove et on améliore les procédures" complète un officier
Tous les jours, un rapport part ainsi à Bruxelles, complété d'une synthèse hebdomadaire et d'une synthèse mensuelle. En cas d'incident grave, un rapport spécial est immédiatement établi. De même, en cas d'accident mettant en cause un observateur, un coup de téléphone est immédiatement passé à la permanence du Capacité de conduite et de planification civile (CCPC) à Bruxelles et au cabinet du Haut représentant, Javier Solana, pour le tenir au courant. Les observateurs signalent également à l'autorité à l'origine de l'incident (Russes, Ossètes ou Abkhazes, Georgiens) le problème afin qu'ils puissent agir. Tous les jeudis, une réunion générale a lieu au quartier général avec tous les ambassadeurs en poste (UE, Etats-Unis…) et les organisations internationales présentes (ONU, OSCE…) pour faire le point.
La mission s'installe dans la durée.
Un an tout d'abord (peut-être prolongée). En tout cas, certains observateurs français qui étaient partis pour une durée limitée (4 mois pour les Français) se sont vus proposés de rester plus longtemps, le temps de cette première année. Et nombre d'entre eux se sont portés volontaires pour prolonger ainsi.

http://bruxelles2.over-blog.com/article-25204873.html


Au terme de ce reportage, on peut voir à quels obstacles, quels enjeux, est confrontée et surtout peut être confrontée demain la mission des observateurs européens en Georgie, "EUMM Georgia".
1. L'enjeu de la visibilité.
C'est un des premiers soucis des observateurs.  A défaut d'avoir tous le même uniforme – les unités préconstituées (policiers, gendarmes, carabinieri) conservent leur uniforme national – il a été décidé que tout observateur aurait une chasuble bleue et un béret bleu, ainsi qu'un brassard, qu'ils mettent dès qu'ils sont en mission - ou du moins en approche de check-point ou de personnel civil… Le kaki a, normalement, été prescrit, pour éviter toute confusion. Afin d'identifier les véhicules de EUMM Georgia, des stickers bleus ont été collés de chaque coté, et des bandes bleues et jaunes fluos, ainsi qu'un drapeau sur un mat éclairé, ont fait leur apparition afin d'éviter toute méprise. Une nécessité ! Les patrouilles circulent de jour comme de nuit, 7 jours sur 7. Et à la nuit tombée ou en demi-teinte, il s'agit d'éviter toute méprise. Ce qui n'est pas évident !
Les  véhicules européens sont en effet très dissemblables. Entre le Hummer italien revenu d'Afghanistan, les Mercedes classiques des Allemands, et les Panhard français, il y a là un assemblage hétéroclite de matériels, à la fois difficile à entretenir au niveau logistique (allez trouver un pneu de Panhard ici me dit un technicien...). Mais surtout qui ne facilite pas la visibilité sur le terrain. Couleurs, formats différents, ne facilitent pas le travail. Et je dirai même est dangereux pour les observateurs. Certes des véhicules de couleur militaire ont été repeints à leur arrivée, comme les véhicules italiens qui sont passés de la version sable Iraq en blanc. De même les véhicules utilisés par les gendarmes français ont été repeints en bleu avant le départ, la couleur habituelle de la gendarmerie. Mais il reste encore quelques véhicules blindés – en kaki - les AMZ polonais notamment.
Dilemme : avoir un abord pacifique ou protéger les observateurs. De plus ils ne sont pas adaptés au caractère de la mission. On a l'impression à les voir qu'il y a une opération de maintien de l'ordre importante. Même si les équipements sont neutralisés. Les véhicules tout blindés ou équipés de lance grenades lacrymogènes sont un peu trop « offensifs ». En même temps, il faut le reconnaître, le danger n'est pas absent. Et il est difficile de mettre des observateurs dans des véhicules légers qui ne soient pas blindés.
2. le défi de l'accessibilité.
La Georgie est en bonne partie un pays de montagnes. La partie septentrionale de l'Abkhazie et de l'Ossétie sont bordées de montagnes de 2000  à 4000 mètres. Inatteignables en temps normal. Même aujourd'hui, les observateurs le reconnaissent. L'hélicoptère pourrait être une solution (la mission n'en est pas dotée – sauf pour les évacuations sanitaires où elle recourt à une société privée). Mais il se heurte à un sérieux risque de sécurité. "Je ne voudrais pas trop me balader en l'air à proximité de la frontière" explique un observateur pourtant habitué aux missions à risque. Il faut reconnaître que, mis à part quelques drones, (dont certains ont été abattus), l'activité aérienne est effectivement limitée à proximité de la frontière.
3. Le slalom de la communication.
La Communication est un axe important non pas de faire-valoir de la mission mais une condition du bon déroulement de l'opération. Cela est d'abord dû au contexte même de la guerre en Georgie. En effet, outre les dégâts humains et matériels, cette guerre a été aussi médiatique, et l'est encore. Rien que sur l'étendue des pertes humaines, il y a encore une censure et la propagande joue des deux cotés. Encore plus depuis le cessez-le-feu car il s'agit maintenant d'examiner les conséquences de la guerre, et de déterminer les responsabilités. En cela, EUMM ressemble davantage à une mission d'interposition qu'à une classique mission d'interposition. D'autant que les attentes dans la population sont très fortes. Avec le risque d'être déçues. On attend des Observateurs qu'ils ramènent le calme et la tranquillité, qu'ils s'expriment sur tel ou tel incident, permettent de savoir la vérité. Même si ce n'est pas tout à fait dans leurs moyens, ni dans leurs compétences.
Confusion supplémentaire, la présence de plusieurs organismes internationaux, représentant le continent européen et la communauté internationale (OSCE, Onu, Conseil de l'Europe...), chargés de différentes missions : observation (UE, OSCE, ONU), humanitaires (PAM, HCR, CE...). Ce qui ajoute à la confusion d'autant que certains ont des sigles très équivalents (avec le bleu dominant), voire le même (Conseil de l'Europe, UE). Bref un véritable enjeu opérationnel.
4. La question de l'organisation
Il ne faut pas se cacher. Cette mission a une caractéristique « militaire » ou au moins de « sécurité civile » très forte. Et les attitudes des observateurs sont très militaires ou policières. Il n'est que de voir les nombreuses interdictions de communication. Dans un certain sens heureusement. Refuser de le voir est à mon sens, nuisible pour l'efficacité de la mission. Car c'est une mission qui se déroule aussi dans un contexte r
5. La gestion de la mission
Installée en un temps record, l'UE a dû faire très vite. Ainsi faute de cantine ou même de cafétéria, c'est la femme de ménage qui a fait office les premières semaines de cantinière et les écussons de l'EUMM ont été conçus en interne et... "cousus main" par son mari. Maintenant il faut tout mettre en ordre, au cordeau des règles habituelles de l'UE. Car cette mission reste en effet soumise à la plupart des règles en usage, notamment de marchés publics. La gestion des moyens arrivés très rapidement mais qui sont dissemblables est aussi nécessaire. Le tout représente une tâche certes discrète mais qui est sans doute un enjeu administratif majeur pour la bonne marche de la mission.

19 décembre


8-3 Deux parlementaires belges accusent la Georgie de crimes de guerre.
Deux sénateurs belges, l'une appartenant à la majorité gouvernementale, l'autre à l'opposition, viennent de passer cinq jours en Ossétie du sud. Christine Defraigne, chef de groupe MR au Sénat et l'écolo Josy Dubié, ont voulu prendre connaissance sur place et en toute indépendance des raisons qui ont suscité le conflit russo georgien du mois d'août. Un voyage privé, payé de leurs deniers. Leur conclusion est sans appel : ils accusent la Georgie de crimes de guerre.

Lors de leur conférence de presse ce jeudi, les deux sénateurs n'y sont pas allés par quatre chemins : Dénonçant la désinformation orchestrée par la presse occidentale Christine Defraigne et Josy Dubié entendaient rétablir la vérité : oui Tbilissi est le premier responsable du conflit avec la Russie et oui le président Saakashvili est l'instigateur « de cette invasion brutale qui s'est accompagnée de violations du droit international". En clair, il y a bien eu crimes de guerre en Ossétie du sud, la Cour pénale internationale doit donc, selon eux, être saisie.

Pendant leur séjour de cinq jours dans cette province georgienne indépendantiste, dans le cadre d'une mission qu'ils qualifient d'indépendante, les deux sénateurs disent avoir recueilli suffisamment de témoignages et constaté sur place les conséquences de bombardements intensifs et répétés, dans le chef de l'armée georgienne. Bombardements qui ont eu notamment pour cible des logements habités par des civils, un hôpital, un jardin d'enfants, des réfugiés en fuite, un bâtiment de la Croix rouge, une caserne abritant les forces russes de maintien de la paix ou encore le parlement ossète dont il ne reste d'ailleurs que les murs. Le quartier juif à Tskhinvali, la capitale ossète, a également été complètement détruit à l'exception de la synagogue" et deux villages ossètes ont été quasiment rasés. Bref, compte tenu de ce qu'ils ont vu et entendu, les parlementaires belges ont estimé "vraisemblables" le nombre de 1.500 victimes russes et ossètes avancé par les autorités locales.

Le constat des deux sénateurs va totalement à l'encontre des conclusions de la précédente mission de parlementaires belges qui eux avaient dénoncé l'installation de l'armée russe en territoire georgien. "Chacun sa sensibilité, on ne peut pas la leur reprocher vu l'importance de la propagande organisée par M. Saakashvili", réplique Christine Defraigne. Les deux élus se sont cependant défendus d'exprimer un point de vue unilatéral pro-russe rappelant qu'ils avaient dénoncé et continueront à le faire la situation des droits de l'Homme en Russie et la politique poursuivie par Moscou en Tchétchénie.

Source : RTF

http://www.geostrategie.com/1063/deux-parlementaires-belges-accusent-la-georgie-de-crimes-de-

Guerre


8-4 Éric Toussaint et Damien Millet - Nouvelle administration US: Obama choisit ceux qui ont échoué.

Barack Obama, le chou-chou de Wall Street et de la City étiqueté par de bons publicitaires « candidat des pauvres » vient de nommer son équipe économique. L'ex-sénateur de l'Illinois, qui a conduit la campagne électorale la plus dispendieuse de l'Histoire grâce aux subsides de JP Morgan Chase et Goldman Sachs, a rappelé à la Maison-Blanche ceux qui y ont organisé la vague de dérégulation des années 90, observent Damien Millet et Éric Toussaint.

Washington entend utiliser les désordres de la crise financière pour accélérer la globalisation.

Source: http://www.voltairenet.org/article158650.html#auteur6485
Certains s'attendaient à ce que Barack Obama, nouveau président des États-Unis, nomme une équipe économique profondément renouvelée afin de mettre en œuvre un New Deal. Obama allait changer le capitalisme, à défaut de l'abolir, et procéder à une nouvelle vague de régulation de l'économie. Mais en fait, Obama a choisi les plus conservateurs parmi les conseillers démocrates, ceux-là mêmes qui ont organisé la déréglementation forcenée quand Bill Clinton était président à la fin des années 1990. La cohérence de son choix, à travers trois noms emblématiques, est révélatrice.
Premier en piste, Robert Rubin est secrétaire au Trésor entre 1995 et 1999. Dès son arrivée, il est confronté à la crise financière au Mexique, premier grand échec du modèle néolibéral dans les années 1990. Par la suite, il impose avec le FMI un traitement de choc qui aggrave les crises survenues en Asie du Sud-Est en 1997-98, puis en Russie et en Amérique latine en 1999. Rubin ne doute toujours pas des bienfaits de la libéralisation et il contribue résolument à imposer aux populations des pays émergents des politiques qui dégradent leurs conditions de vie et augmentent les inégalités. Aux États-Unis, il pèse de tout son poids pour obtenir l'abrogation du Glass Steagall Act, ou Banking Act, en place depuis 1933, qui a notamment déclaré incompatibles les métiers de banque de dépôt et de banque d'investissement. La porte est alors grande ouverte pour toutes sortes d'excès de la part de financiers avides de profits maximums, rendant possible la crise internationale actuelle. Pour boucler la boucle, cette abrogation du Banking Act permet la fusion de Citicorp avec Travelers Group pour former le géant bancaire Citigroup. Par la suite, Robert Rubin devient l'un des principaux responsables de Citigroup… que le gouvernement des États-Unis vient de sauver dans l'urgence en novembre 2008 en garantissant pour plus de 300 milliards de dollars d'actifs ! Malgré cela, Rubin est l'un des principaux conseillers de Barack Obama.
Deuxième personnalité en scène, Lawrence Summers hérite pour sa part du poste de directeur du Conseil économique national de la Maison-Blanche. Son parcours comporte pourtant un certain nombre de taches qui auraient dû être indélébiles… En décembre 1991, alors économiste en chef de la Banque mondiale, Summers ose écrire dans une note interne : « Les pays sous-peuplés d'Afrique sont largement sous-pollués. La qualité de l'air y est d'un niveau inutilement élevé par rapport à Los Angeles ou Mexico. Il faut encourager une migration plus importante des industries polluantes vers les pays moins avancés. Une certaine dose de pollution devrait exister dans les pays où les salaires sont les plus bas. Je pense que la logique économique qui veut que des masses de déchets toxiques soient déversées là où les salaires sont les plus faibles est imparable. [...] L'inquiétude [à propos des agents toxiques] sera de toute évidence beaucoup plus élevée dans un pays où les gens vivent assez longtemps pour attraper le cancer que dans un pays où la mortalité infantile est de 200 pour 1 000 à cinq ans » [1 ]. Il ajoute même, toujours en 1991 : « Il n'y a pas de [...] limites à la capacité d'absorption de la planète susceptibles de nous bloquer dans un avenir prévisible. Le risque d'une apocalypse due au réchauffement du climat ou à toute autre cause est inexistant. L'idée que le monde court à sa perte est profondément fausse. L'idée que nous devrions imposer des limites à la croissance à cause de limites naturelles est une erreur profonde ; c'est en outre une idée dont le coût social serait stupéfiant si jamais elle était appliquée » [2 ]. Avec Summers aux commandes, le capitalisme productiviste a un bel avenir.
Devenu secrétaire au Trésor sous Clinton en 1999, il fait pression sur le président de la Banque mondiale, James Wolfensohn, pour que celui-ci se débarrasse de Joseph Stiglitz qui lui a succédé au poste d'économiste en chef et qui est très critique sur les orientations néolibérales que Summers et Rubin mettent en œuvre aux quatre coins de la planète où s'allument des incendies financiers. Après l'arrivée de George W. Bush, il poursuit sa carrière en devenant président de l'université de Harvard en 2001, mais se signale particulièrement en février 2005 en se mettant à dos toute la communauté universitaire après une discussion au Bureau national de la recherche économique (NBER) [3]. Interrogé sur les raisons pour lesquelles on retrouve peu de femmes à un poste élevé dans le domaine scientifique, il affirme que celles-ci sont intrinsèquement moins douées que les hommes pour les sciences, en écartant comme explications possibles l'origine sociale et familiale ou une volonté de discrimination. Cela provoque une grande polémique [4] tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de l'université. Malgré ses excuses, les protestations d'une majorité de professeurs et d'étudiants de Harvard l'obligent à démissionner en 2006.

Si sa responsabilité dans la situation actuelle n'est pas encore avérée, sa biographie consultable sur le site de l'université de Harvard au moment de sa présidence affirme qu'il a « dirigé l'effort de mise en œuvre de la plus importante déréglementation financière de ces 60 dernières années ». On ne saurait être plus clair !

« The Economist », l'hebdomadaire des spéculateurs de la City, appelait à voter Obama.
Troisième personnalité choisie par Obama, Timothy Geithner vient d'être nommé secrétaire au Trésor. Actuellement président de la Banque centrale de New York, il a été sous-secrétaire au Trésor chargé des Affaires internationales entre 1998 et 2001, adjoint successivement de Rubin et de Summers, et actif notamment au Brésil, au Mexique, en Indonésie, en Corée du Sud et en Thaïlande, autant de symboles des ravages de l'ultralibéralisme qui ont connu de graves crises durant cette période. Les mesures préconisées par ce trio infernal ont fait payer le coût de la crise aux populations de ces pays. Rubin et Summers sont les mentors de Geithner. Aujourd'hui, l'élève rejoint ses maîtres. Nul doute qu'il va continuer à défendre les grandes institutions financières privées, sourd aux droits humains fondamentaux, bafoués aux États-Unis comme ailleurs suite aux politiques économiques qu'il défend avec véhémence.
Prétendre re-réguler une économie mondiale déboussolée en donnant les leviers de décision à ceux qui l'ont dérégulée aux forceps revient à vouloir éteindre un incendie en faisant appel à des pyromanes.
[1] ] Des extraits ont été publiés par The Economist (8 février 1992) ainsi que par The Financial Times (10 février 1992) sous le titre « Préservez la planète des économistes ».
[2] ] Lawrence Summers, à l'occasion de l'Assemblée annuelle de la Banque mondiale et du FMI à Bangkok en 1991, interview avec Kirsten Garrett, Background Briefing, Australian Broadcasting Company, second programme.
[3] ] Financial Times, 26-27 février 2005.
[4] ] La polémique a été également alimentée par la désapprobation de l'attaque lancée par Summers contre Cornel West, un universitaire noir et progressiste, professeur de Religion et d'études afro-américaines à l'université de Princeton. Summers, sioniste notoire, dénonça West comme antisémite parce que celui-ci soutenait l'action des étudiants qui exigeaient un boycott d'Israël tant que son gouvernement ne respecterait pas les droits des Palestiniens. Voir Financial Times du 26-27 février 2005. Aujourd'hui, Cornel West, qui a soutenu Obama avec enthousiasme, s'étonne que celui-ci veuille s'entourer de Summers et de Rubin.
http://www.voltairenet.org/article158650.html

http://www.michelcollon.info/articles.php?dateaccess=2008-12-15%2019:39:49&log=invites



10 Annexe

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

10-1 L'ombre de la crise plane sur la destruction des armes chimiques.

La 13e conférence des Etats parties de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) s'est tenue du 2 au 5 décembre à la Haye. La délégation russe a pris elle aussi une part active à l'examen des problèmes en suspens relatifs à la destruction des substances toxiques à usage militaire. Elle était conduite par Grigori Rapota, représentant plénipotentiaire du président russe dans la région fédérale de la Volga, président de la commission d'Etat en charge du désarmement chimique. Pourquoi l'avoir choisi, lui ?
Parce que les principales installations de stockage des armes chimiques - soit 40 000 tonnes à une certaine époque - ainsi que la plupart des installations de destruction, en fonctionnement ou en chantier, sont précisément implantées dans cette région et les zones attenantes.
Comme Grigori Rapota l'a signifié à la Haye, la Russie avait éliminé, au début du mois de décembre, 11 842 tonnes d'armes chimiques, soit 29,8% de tous ses stocks et elle prévoit de parvenir à 45% d'ici à la fin de 2009. Le gouvernement russe a dégagé à ces fins un milliard d'euros environ, soit autant que les sommes accordées en 2008. Grigori Rapota a exprimé sa reconnaissance à l'Union européenne, au Canada, aux Etats-Unis, à la France, à la Grande-Bretagne, à l'Irlande, à l'Italie, à la Nouvelle Zélande, à la Norvège, aux Pays Bas, à la Pologne, à la République tchèque, à la Suisse et à tous les autres Etats qui ont aidé la Russie à "construire ses installations de destruction des agents toxiques à usage militaire". La Russie reçoit de ces pays environ 15 % de l'assistance financière indispensable à la destruction des produits toxiques.
De l'avis de certains analystes, il est vrai, le président de la commission russe a prodigué "d'avance" ses remerciements à certains Etats. Selon Natalia Kalinina, docteur en médecine, collaborateur scientifique de l'Institut de l'Economie mondiale et des relations internationales (IMEMO) près l'Académie des sciences de Russie, la situation n'est ni aussi simple ni aussi évidente que ce qu'en dit le gouvernement. L'application, par la Russie, des dispositions de la Convention sur l'interdiction des armes chimiques pourrait se trouver bloquée du fait que certains Etats ne se montrent guère empressés de lui accorder l'aide financière importante qu'ils avaient promise.
La Russie n'a pas encore vu le moindre centime des 360 millions d'euros que l'Italie devait accorder au site de Potchep. C'est le gouvernement suisse qui a fourni 1,2 million de dollars pour aider à la construction de l'installation. Mais cette aide ne résout pas le problème. Or, cette usine de la région de Briansk renferme 19% de tous les stocks d'armes chimiques russes. Elle doit commencer à fonctionner en 2010, sinon le calendrier des opérations de destruction, qui doivent être achevées en décembre 2012, pourrait ne pas être respecté.
Les Etats-Unis tardent à remplir leurs promesses sous divers prétextes fallacieux, estime Mme Kalinina. Washington qui, selon elle, n'arrive pas lui-même à respecter ses engagements découlant de la Convention, retarde intentionnellement sa participation aux travaux afin que la Russie ne parvienne pas à détruire ses armes chimiques d'ici à la fin de 2012. Si bien que Moscou devra donner elle-même l'exemple à la communauté mondiale.
Les opinions exprimées dans cet article sont laissées à la stricte responsabilité de l'auteur.

Mercredi 10 Décembre 2008

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