OTAN: la plus grande des saintes alliances militaires capitalistes de tous les temps. Sous la domination des Usa, elle sert leur politique de domination mondiale. Combattons sans arrêt cette machine de guerre impérialiste, agressive, colonialiste, ruineuse et dangereuse, pour tous les peuples de la planète. Pour recevoir ces articles, envoyer un mail à roger.romain@skynetblogs.be. Indiquer Otan. Merci !

mercredi, avril 08, 2009

[romain : paix_socialisme_communisme] Fwd: Fw: [alerte_otan] Strasbourg, une ville livrée à l'Otan

 

Sent: Monday, April 06, 2009 9:15 PM
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] Fwd: Fw: [alerte_otan] Strasbourg, une ville livrée à l'Otan



----- Original Message -----
Sent: Monday, April 06, 2009 5:47 PM
Subject: [alerte_otan] Strasbourg, une ville livrée à l'Otan

Comme cela est assez bien relaté dans les articles de presse ci-dessous, la police a tout bien fait en sorte que cela dégénère dès le départ. Tout a effectivement parfaitement fonctionné, comme le dit le communiqué de la préfecture, tout a bien fonctionné pour que pour la population, "l'extrême gauche" soit présenté comme une menace, dont il faut se protéger avec encore plus de mesures sécuritaires. Le dispositif sécuritaire paranoïaque mis en place à Strasbourg pendant des semaines trouve soudain sa justification. Tout a très bien marché, la manif a été cassée. Je ne sais pas si le Black Bloc est ou n'est pas directement infiltré par l'"appareil de sécurité" lui-même, mais à mon avis, il n'aurait guère pu faire mieux. Comme lu dans un commentaire :"N. Sarkozy est arrivé à ses objectifs : il ne voulait pas de manifestation, il n'y en a pas eu."
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Comment un hôtel, une pharmacie et d'anciens locaux de la douane ont ils pu être incendiés dans une ville pourtant quadrillée par des milliers de fonctionnaires de police ?
 
Au lendemain des violentes émeutes qui ont secoué la ville de Strasbourg, plusieurs questions restent en suspens ce dimanche. Les auteurs des violences, des «Black blocks» cagoulés et armés de barres de fer, étaient au nombre de 2000, selon la préfecture.
 
D'après de nombreux témoins, le quartier a été "laissé aux casseurs."
 
Un journaliste de l'AFP a ainsi vu ces casseurs lancer des pierres contre l'hôtel Ibis vers 13h50 samedi, puis forcer la porte d'entrée du bâtiment et pénétrer à l'intérieur pour ensuite en ressortir du mobilier et y mettre le feu.  Un peu plus tard, un casseur est entré dans l'hôtel avec un pot contenant une substance indéterminée et une épaisse fumée noire s'élevait peu après du rez-de-chaussée de l'hôtel.
 
Dans l'établissement se trouvaient alors quatre policiers qui ont donné l'alerte. Mais les renforts des forces de l'ordre ne sont arrivés que 40 minutes plus tard, et les pompiers vers 14h40....
 
Or ces incidents se sont déroulés alors que des véhicules de police ne se trouvaient qu'à 200 mètres de là, selon un journaliste de l'AFP témoin de la scène.
 
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Otan : "Le dispositif de protection a parfaitement fonctionné"

http://libestrasbourg.blogs.liberation.fr/actu/2009/04/otan-le-dispo-1.html
OTAN - Etrange communiqué diffusé hier par la préfecture du Bas-Rhin. Il y est écrit que "Le dispositif de protection (mis en place pour le sommet de l'Otan) a été opérationnel dès la fin mars et a parfaitement fonctionné". Ou encore que "malgré la violence des attaques, les forces de l'ordre ont pu garder la complète maîtrise de la situation, permettant un déroulement normal du sommet et évitant que les casseurs ne se répandent dans la ville".
 
Effectivement, les casseurs ne se sont pas répandus dans la ville. Les accès vers le centre étaient verrouillés par un dispositif impressionnant, massé sur les ponts d'Anvers et Vauban. Par contre, le quartier du port du Rhin a été livré aux casseurs pendant une heure et vingt minutes (lire l'article mis en ligne ce matin). Comment expliquer ce délai d'intervention ? Pourquoi, alors que des actes graves et des incendies étaient en cours, a-t-il fallu attendre autant de temps avant que l'assaut soit donné aux black blocks ? La préfecture n'y répond pas. La priorité était certes donnée à la protection du sommet et du centre ville, mais l'intervention de forces de l'ordre peu nombreuses (une compagnie de CRS et des policiers de la Bac) a suffi à faire cesser les destructions au port du Rhin. C'est très peu au regard des 9.000 hommes déployés durant le sommet. A-t-il fallu une heure et vingt minutes pour les réunir ou pour leur donner l'ordre de passer à l'action ?
 
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Questions sur la gestion par les autorités et la police de la manifestation anti-OTAN
LEMONDE.FR | 06.04.09
 
Strasbourg, envoyées spéciales
 
Tout avait été planifié avec minutie. Au centre de Strasbourg, les rues étaient quadrillées au plus serré. Les manifestants étaient cantonnés dans la périphérie sud-est. Et vingt-cinq mille policiers et gendarmes français et allemands s'étaient déployés. Mais rien n'a fonctionné comme prévu.
 
Des accrochages sporadiques ont précédé la grande manifestation des anti-Otan du samedi 4 avril. Dés le matin, alors que des groupes pacifistes tentaient de s'approcher du centre en bloquant des carrefours, la tension était au rendez-vous. A six heures, une pluie de gaz lacrymogènes et des tirs de Flash-Ball accueillaient déjà la contestation. Le ton était donné. "Le dispositif de protection a (…) parfaitement fonctionné", a estimé la préfecture du Bas-Rhin dans un communiqué. Elle refusera de répondre aux questions.
 
La stratégie policière a-t-elle failli ? Le cortège principal des manifestants devait attendre celui venu d'Allemagne. La jonction n'a jamais pu se faire. Côté allemand, les manifestants sont restés bloqués par le barrage des forces antiémeutes à l'entrée du pont de l'Europe. Les organisateurs sont alors un peu débordés et tout commence à cafouiller. Une voiture officielle de la délégation américaine se perd même au milieu des marcheurs, avant de faire une marche arrière à toute vitesse.
 
Cette situation fournit le prétexte aux Black Blocs (groupes affinitaires d'activistes violents, vêtus de noir) pour lancer les premières attaques. A 13 heures, l'ancien poste de douane brûle. Puis, c'est le tour de l'hôtel Ibis, d'une pharmacie et de l'office du tourisme. "Guerre au capitalisme", taguent les activistes sur les murs. Rien n'échappe aux cinq hélicoptères qui survolent à tour de rôle les événements. Pourtant, les forces de sécurité n'interviennent pas, se contentant de repousser les Black Blocs vers la manifestation "officielle" qui poireaute sur un vaste terrain en contrebas. "Gardez votre calme", répètent les responsables du Mouvement de la paix.
 
Première souricière. Les quelque dix mille anti-OTAN, asphyxiés par les gaz lacrymogènes, veulent démarrer. Seule issue, un étroit passage dans un chantier sous une voie ferrée. Les manifestants piétinent mais gardent leur calme, y compris lorsqu'ils longent des cars de CRS à moitié vides et curieusement postés sur le passage. Un peu plus loin, bloquée à nouveau par les barrages policiers, la manifestation doit bifurquer… vers l'hôtel en flammes évacué par des policiers de la BAC. Les derniers marcheurs sont visés par des Flash-Ball, tirés par des CRS de leurs fourgons.
 
A peine 500 mètres plus loin, nouvel arrêt. Cette fois, il n'est plus du tout question de passer. Tous les quarts d'heure, la police assure aux organisateurs que le cortège va pouvoir passer. En vain. Une partie du cortège est coincée sous un pont de chemin de fer. "C'est eux qui nous ont dirigés là, déplore Sophie Zafari (FSU), coorganisatrice du défilé. La police s'est jouée de nous en nous bloquant à l'arrière et à l'avant." A l'arrière en effet, la voie est doublement obstruée : par deux énormes wagons de marchandises déplacés par les Black Blocs et par les cordons de CRS.
 
Une habitante du quartier, Anne-Marie Auzet, prend le micro : "N'allez pas plus loin, les gens ici sont choqués, lance-t-elle. Les pompiers ont mis une heure trente à arriver." Contre toute évidence, la préfecture assure dans son communiqué : "L'incendie a été immédiatement combattu pendant plus d'une heure jusqu'à ce que les manifestants reviennent."
 
Le piège se referme. Deuxième souricière. A 16 h 20, les CRS chargent semant la panique. Ça court dans tous les sens sous les tirs de Flash-Ball et des gaz. Devant les questions angoissées de manifestants, des pompiers secouent la tête : "Ils ne vous ont laissé aucune issue." Les organisateurs tentent de faire faire demi-tour au cortège, NPA et Olivier Besancenot en tête. Mais à la sortie, nouvelle salve de gaz. "Pour passer, nous avons été contraints d'enlever tous nos insignes, tous nos drapeaux", indique Guillaume d'Alternative libertaire. "La manifestation a suivi l'itinéraire inverse de celui qui était prévu, plaide Hervé Niel, haut responsable policier de la direction centrale de la sécurité publique. Il y a eu une incompréhension sur le terrain. Une échappatoire était prévue mais le temps que l'information passe, le cortège avait déjà avancé."
 
Combien de blessés ? Pour la préfecture, "on compte quinze blessés légers parmi les forces de l'ordre et les sapeurs-pompiers, trente-trois blessés légers parmi les manifestants et un blessé léger parmi les journalistes". Interrogé, Jean-Claude Bartier, directeur du SAMU de Strasbourg, avance trente-cinq à quarante blessés. "Des plaies à suturer au visage et aux bras, des brûlures dues aux gaz, des fractures du nez et des plaies aux arcades sourcilières par des tirs de Flash-Ball", détaille le médecin. Ces estimations ne comprennent pas les personnes évacuées vers les hôpitaux allemands. La "Legal team" de la manifestation recense, elle, cinquante blessés.
 
"Il faudra analyser la chaîne de commandement. Toute cette opération a été montée sans chef d'orchestre, avec différentes forces qui n'avaient pas autorité les unes sur les autres", critique Roland Ries, maire de Strasbourg. Pour Pierre Villard, coprésident du Mouvement de la paix, "les forces de l'ordre ont entretenu une stratégie de tension et de pourrissement dès le début". "Mon obsession a été qu'il y ait le moins de contacts et donc le moins de blessés possible. Mais nous avons été gênés par les petits groupes violents", défend Hervé Niel.
Isabelle Mandraud et Sylvia Zappi
 
Quelques commentaires à cet article
 
David
06.04.09 | 14h02
 
Pour avoir vu, ce qui s'est passé, il est clair que ce n'est pas le fruit d'un dysfonctionnement ou d'une série d'erreurs de commandement. La police a bien suivi un plan cohérent afin d'empêcher d'une part la manifestation d'avoir lieu et d'autre part de favoriser la casse, pour avoir des images permettant de discréditer les opposants à la politique de Sarko
 
Jens T.
06.04.09 | 13h37
 
"Curieux francais et journalistes..." ? Vous ne comprenez pas du tout : au contraire, il y a avait bien trop de policiers à Strasbourg (entre 15 et 30 000 selon les sources pour 20 000 manifestants majoritairement pacifistes). Mais ces forces étaient absentes là où elles auraient dû être, arrivant avec 2 heures de retard, alors que les groupuscules violents étaient repérés depuis le début. Il y a bien eu volonté de pourrir le mouvement en laissant les ultras agir.
 
FRANCIS N.
06.04.09 | 13h14
 
La gestion policière n'a pas failli, bien au contraire. C'est tout bénéfice, pour certains, qui nous gouvernent et manipulent.
 
Silent
06.04.09 | 11h45
 
Laisser faire les casseurs, étouffer les marcheurs pacifiques: quelle brillante stratégie. Inutile aujourd'hui d'incendier un Reichstag, il suffit d'ouvrir une avenue aux casseurs pour ensuite pouvoir justifier le pire.
 
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Le cortège pris au piège
Dernières Nouvelles d'Alsace, 5 avril
Julia Mangold

II est presque 18h, la manifestation officielle touche à sa fin. Rue du Havre, près d'un autocar immatriculé en Cô-te-d'Or, un groupe de retraités pas jeunes du tout commente la journée. La plupart d'entre eux font partie du Mouvement de la paix, certains ont leur carte au Parti communiste.
 
Leur long après-midi a débuté sur le Champ de foire, face aux orateurs se succédant sur le podium pour délivrer des messages de paix - contre l'Otan, bien entendu.
 
«Tout d'un coup, on s'est fait enfumer par les lacrymogènes», raconte Bernard. C'est ainsi que, vers 14h30, l'odeur des gaz et les épaisses fumées noires se dégageant en provenance de l'hôtel Ibis ont décidé les organisateurs à donner le coup d'envoi de la manifestation.
 
Un départ précipité, mais tout de même en retard sur l'horaire prévu. Il ne pouvait en être autrement: passage obligé, côté français, pour rejoindre le Champ de foire, la route du Rhin a été libérée par les autorités deux heures après l'horaire prévu (12h30 au lieu de 10h30).
 
De quoi énerver un peu plus ceux qui étaient venus pour casser; fatiguer et décourager les autres. «Dès le démarrage de la manif, nous nous sommes retrouvés dans une souricière, sous le pont du chemin de fer, entre les CRS qui obstruaient le passage déjà étroit et des jeunes en noir qui lançaient des pierres», relate Annie, autre membre du groupe de Côte-d'Or.
 
Comme l'ensemble du cortège  pacifique,   durant  tout l'après-midi, leur petit groupe a été pris au piège entre les CRS et ceux qui étaient venus pour en découdre. Ultime avatar: vers 16h30, la tête du cortège s'est trouvée bloquée par les. CRS au débouché de la rue du Port-du-Rhin vers le «centre» du quartier, tandis que la queue du défilé devait composer avec des Black Block très agressifs.
 
«On a essayé de discuter avec eux, de leur dire que leurs actes donnaient de la légitimité à ce déploiement de forces débile, raconte Sandra, une militante strasbourgeoise des Verts, abattue. Mais à un moment, ils nous ont pris pour cible. Comble de l'humiliation, on a réussi à s'en sortir grâce aux CRS. » Les mains levées, comme des malfaiteurs qui se rendent, les manifestants non-violents apeurés face aux actes des Black Block ont alors quitté le cortège... Vers 17h, la dispersion de la manifestation était inévitable.
 
«Je suis en colère, je suis venue en tant que pacifiste et je me suis retrouvée, impuissante, entre un mur de CRS et des casseurs. Le pire, c'est que l'on ne va retenir que cela de notre manifestation, la violence. Il n'y aura pas de débat de fond sur l'OTAN et sur l'armement nucléaire», regrette Danièle.
 
«On nous a coincés»
 
«Cela ne pouvait se finir qu'ainsi: on nous a coincés, fait défiler dans le quartier le plus pauvre de Strasbourg, sur un trajet invraisemblable, sans visibilité aucune pour notre mouvement», appuie Bernard, militant pacifiste venu de Lorraine.
 
Après cette éprouvante journée, les manifestants ne pouvaient, bien entendu, espérer rejoindre facilement leur domicile. Sur la route du Rhin, au niveau de la SPA, les CRS avaient dressé une barrière imperméable. En montrant patte blanche -autant dire que la file d'attente était très longue- il était possible de s'échapper plus loin, en descendant la rue.du Havre,, jusqu'à la rue 'Ampère.
 
Mais le passage était interdit aux cyclistes (qui présentaient sans doute un danger supplémentaire aux yeux des autorités) : ceux-ci devaient continuer plus loin, jusqu'à la rue de Lorient (Zone portuaire sud), point de passage vers le Neuhof.
 
 
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Strasbourg, une ville livrée à l'Otan
Cuba si, Dimanche 5 avril 2009
http://camarade.over-blog.org/article-29884419.html

Véritable scènes d'une violence très organisée, des groupes cagoulés, armés de pierres, de barre de fer, portant casques et gants, voici le paysage dès notre arrivée à Strasbourg après moultes tentatives de détourner les bus qui convergeaient vers la manifestation mondiale anti Otan.
 
Scènes de guerre, pseudos anarchistes et vrais CRS s'ajoutent pour briser la manifestation.
 
Ils sont déjà des milliers rassemblés au pied des podium, le PCF, le NPA, le Parti de Gauche, le Mouvement de la Paix, la CGT, l'UJFP, les Amis de Cuba, par milliers ils se rassemblent sous les premiers tirs de lacrymogènes, les Black Block sont omniprésents autour et tentent d'attirer les tirs de lacrymo sur la foule pacifique. Les stands des organisations démocratiques sont noyés sous les gaz et évacués.
 
Le cortège démarre avec deux heures de retard, la police allemande a, sous prétexte de sécurité,interdit le passage aux pacifistes de l'Outre Rhin, quelques vieux routiers du DKP et du Linkspartei ont pu pénétrer sur notre territoire et nous rejoindre.
 
La manif s'ébroue et bizarrement les pseudos anarchistes défilent sur les côtés encadrant littéralement le cortège, survient, en toute innocence, toute une escouade de CRS en camionnettes qui entre dans la foule, jets de pierres, de barres de fer, les manifestants sont coincés entre casqués et cagoulés et les premiers blessés ne tardent pas chez ceux qui n'ont ni casque ni cagoule.

Quelques manifestants tentent de bloquer des casseurs mais ils sont plusieurs centaines organisés et laissés totalement libres d'action.
 
Chaque pont est fermé, il est impossible de quitter la manifestation, chaque pont donne lieu à affrontements, c'est réglé comme du papier à musique, les lacrymos repleuvent sur la queue de la manifestation, à proximité un hôtel brûle, les hélicoptères survolent et guident chaque action des forces de répression.
 
La tête de la manifestation est bloquée dans un goulet, en fin les cagoulés ont bloqué le retour possible avec deux wagons SNCF qui se trouvaient opportunément là.
 
Les lacrymos repartent de plus belle, c'est impossible de tenir, sur le bas côté, des dizaines de Black Block, décagoulés respirent, se soignent avec leurs trousses à pharmacie, oui ils sont équipés genre CRS, pas un seul flic en vue pour les identifier, les interpeller, pourtant les hélicos tournent et filment mais allez savoir qui et quoi !
 
[...]

 
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